Un air de musique : Le siècle des réfugiés – Leny Escudéro

Publié: 29 avril 2013 dans Actualités et politique, Mes amis, mes amours..., Musique, Poésie des autres

La lecture d’un article lu ailleurs, m’a donné envie d’écouter avec beaucoup de mélancolie ce titre de Leny Escudéro

Mais aussi parce que j’aime cet auteur et que je trouve ce texte toujours d’actualité. je choisis de partager aussi ce texte avec vous qui passez par là.

Je  dédie ce poème de Leny Escudéro à tous les réfugiés

  • à ceux qui ne sont plus et grâce auxquels j’existe et à qui je dis merci.
  • à ceux que je ne connais pas et qui se battent tous le jours pour s’intégrer et souffrent d’avoir été obligés de s’éloigner de chez eux
  • à ceux qui malheureusement vont un jour migrer ailleurs pour essayer de survivre et continuer à communiquer pour la liberté

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

Ils sont toujours les bras ballants
D’un pied sur l’autre mal à l’aise
Le cul posé entre deux chaises
Tout étonné d’être vivant
Ils sont souvent les en-dehors
Ceux qui n’écriront pas l’histoire
Et devant eux c’est la nuit noire
Et derrière eux marche la mort

Ils sont toujours les emmerdants
Les empêcheurs les trouble-fêtes
Qui n’ont pas su baisser la tête
Qui sont venus à contre temps
Dans tel pays c’est mal venu
Venir au monde t’emprisonne
Et chaque jour on te pardonne
Puis on ne te pardonne plus

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

On peut souvent les voir aussi
Sur les photos des magazines
Essayant de faire bonne mine*
Emmenez-moi au loin d’ici
Ils ont des trous à chaque main
C’est ce qui reste du naufrage
Ils n’ont pas l’air d’être en voyage
Les voyageurs du dernier train

Ils sont toujours les séparés
Le cœur perdu dans la pagaille
Les fous d’amour en retrouvailles

Qui les amènent sur les quais
Et puis parfois le fol espoir
Si elle a pu si elle arrive
De train en train à la dérive
Et puis vieillir sans la revoir

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre

http://www.greatsong.net/PAROLES-LENY-ESCUDERO,LE-SIECLE-DES-REFUGIES,104509916.html

Publicités
commentaires
  1. Bravo !!!!
    Comme je trouve ce texte parlant et conforme à mes idées ,je le cherche et mets sur un (mes? ) blog !
    Bisous

  2. Christiane 34 dit :

    Superbe !
    Leny Escudéro … Pour une amourette … j’étais jeune …
    Très joli texte, tu as raison, plus que jamais d’actualité,
    Bon week end
    Bises

    • Réjanie13 dit :

      Ahhhh pour une amourette …. C’était aussi ma jeunesse et j’étais en contemplation devant cet homme.
      Je le suis toujours d’ailleurs ^^
      Il fait partie des rares personnes publiques, que j’aimerai connaître en privé

      Bon dimanche venteux sur Montpellier ? Ici c’est l’horreur ce mistral 😆

      Bisous

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s