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Barbara Constantine : Et puis, Paulette…

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4eme de couverture :

Ferdinand vit seul dans sa ferme. Et ça ne le rend pas franchement joyeux.
Un jour, il passe chez Marceline, sa voisine, et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer.
Très naturellement, ses petits-fils, les Lulus, lui suggèrent de l’inviter à la ferme.
L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

L’auteure :

df1a3f33b70a0c9f0a74d31bf6b9f545a7c82a43C’est la fille d’Eddy Constantine, née à Nice en 1959 ou 1955 (les sources n’ont pas l’air d’accord 🙂 ). Elle commence sa carrière professionnelle en tant que scripte pour le cinéma ensuite comme céramiste pour finalement se donner, si j’en crois par le seul titre que j’ai lu d’elle, avec talent au métier de romancière. Elle a une passion pour la nature et les vieilles pierres à retaper qui la conduisent régulièrement à faire des aller-retours entre Paris et la campagne. Elle a également un véritable tendresse pour les chats et on le ressent dans son roman car ils y sont bien décrits.

Extraits :

Alors, il commence à tourner autour du pot, à parler pour ne rien dire, tente de se faire comprendre à demi-mots. (Il aime bien l’expression « lire entre les lignes » aussi). Il est tellement convaincu que les mots trahissent la pensée qu’il préférait fonctionner à l’instinct et lui laisser faire le boulot. Tout en admettant, avec lucidité, qu’il lui a souvent joué des sales tours, ce con-là ! Une chose entraînant l’autre, sans le vouloir, il a peur de provoquer un trop-plein d’émotion, un épanchement de larmes ou un dévoilement de secret

Parce que Mireille était allergique, il avait bien été obligé d’accepter de le garder. Oui oui, c’est d’accord, grand-père Ferdinand va s’occuper de vot’ minet…
A choisir, il aurait préféré un chien. Même s’il avait juré, six mois plus tôt, qu’il n’en reprendrait plus jamais d’autre après Velcro. Parfaitement idiot, pas du tout obéissant, gardien passable, mais si affectueux …/…

Les chats, s’est simple, il ne les aimait pas. Fourbes, sournois, voleurs et compagnie. A peine bons à chasser les souris et les rats …/… Résultat : le soir même du déménagement, la boule de poils s’est installée sur son lit, sans qu’il ose le chasser, il était si petit…, le deuxième, sous l’édredon, collé tout contre lui, le museau dans le creux de l’oreille …/… et arrivé à la fin de la semaine, il mangeait sur la table dans un bol marqué à son nom. Manquait plus que le rond de serviette pour que ce soit complet !

– Eh oui, dites, pourquoi Chamalo ?
– C’est pas moi ça, c’est les lulus qui ont choisi. Ils l’ont trouvé si doux, si moelleux qu’ils lui ont donné un nom de guimauve !
– C’est mignon. Ça sonne un peu masculin, mais c’est ça qui est drôle.
– Qu’est-ce qui est drôle ?
– Chamalo, le petit chat malhonnête. C’est vrai.
– Mais …
Sa première réaction a été de penser qu’elle se trompait. Parce que, quand même, il aurait remarqué si le chaton n’avait pas eu de … ET là, le doute s’est insinué. Il a eu beau fouiller sa mémoire, il n’arrivait pas à visualiser les petites pelotes sur l’arrière-train de son chat.

C’est la première fois qu’ils se servent d’un thermomètre électronique. Mine a expliqué le fonctionnement de la machine. Quelques secondes dans le creux de l’oreille et hop, ça sonne et la température s’affiche. Ils trouvent ça magique. L’impression d’être dans un film de science-fiction. Ou plutôt, non, dans la série Star Trek. Ils se rappellent ensemble du docteur Spock et de ses oreilles pointues, les piqûres sans seringue, les anesthésies générales en appuyant juste avec deux doigts dans le cou et plouf ! les gens tombent raides par terre…

Ils se sont mis à trois pour la hisser. Et Simone s’est bouché les oreilles en murmurant : ça y est, elle recommence à débloquer, quand elle s’est mise à chanter à tue-tête : Aïm ségué aine ze rêne, aïm ségué aine ze rêne, ouate et biou tifoul fi léne, aïm rapi e gaine… Un hommage au film qu’elle ne ratait sous aucun prétexte quand il passait à la télé, au moment de Noël. Elle n’avait jamais très bien compris l’histoire, ni ce qu’ils baragouinaient dans leurs chansons, mais ça lui plaisait bien que des gens se mettent à danser et à chanter sous la pluie en ayant l’air content. Elle trouvait ça épatant. On voyait jamais personne faire ça dans la vraie vie. A part les enfants. Et encore, fallait que les parents soient pas dans les parages…

Mon ressenti :

J’ai adoré, je n’ai pas pu le lâcher et j’aurai aimé qu’il dure encore… Barbara Constantine a plein de choses encore à nous raconter sur cette coloc solidarvioc. Paraît qu’il y a un site, mais je ne suis pas arrivée à le trouvé … Suprimé depuis la parution du livre ??? peut-être.

Plutôt que dire, c’est un joli roman, j’ai plutôt envie de dire c’est un joli moment de vie… de solidarité… de rencontres improbables que ce soit Cornélius l’âne qui sait ouvrir les verrous, Mo-je le vieux chat grognon, Chamalo ou Berthe la vieille chienne qui sont partie prenante de la vie de Ordinant, Marceline, Guy, Simone, Hortense, Muriel, Kim et puis Paulette …

Une jolie tranche de vie que l’on pourrait voir exister si l’on se préoccupait plus du bien-être de notre voisin que de nous-même :). Je trouve que c’est une belle leçon de vie, mais ce n’est que mon ressenti. Peut-être que vous avez un autre avis.

 

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Jo NESBO, Le bonhomme de neige
(une enquête de l’inspecteur Harry Hole) traduit du norvégien par Alex Fouillet

Ce livre m’a été offert par Ali, mon petit coloc norvégien, pour Noël l’an passé. J’ai pris la lecture mi-août et je viens de finir ce livre avec un peu de regret car j’aurai bien aimé en savoir plus.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai aimé (sourire).

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4 ème de couverture :

Les premiers flocons ont quelque chose de féerique. Ils rapprochent les couples dans la chaleur des veillées, étouffent les bruits, étirent les ombres et masquent les traces. Dans le jardin familial des Becker, un bonhomme de neige fait son apparition, sorte de croquemitaine blanc, ses grands yeux noirs braqués vers les fenêtres du salon. Le lendemain matin, la mère a disparu seule reste une écharpe rose autour du cou du bonhomme de neige…

Trop de femmes en Norvège, depuis des années, n’ont plus donné signe de vie le jour des premières neiges. Harry Hole reçoit une lettre qui lui annonce d’autres victimes. D’une sobriété étonnante, l’inspecteur va se retrouver confronté, pour la première fois de sa carrière, à un tueur en série agissant sur son territoire. L’enquête le conduira jusqu’au gouffre de la folie.

 

L’auteur :

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Jo Nesbø est né à Oslo le 29/03/1960. D’après ce que j’ai pu en lire, c’est un écrivain renommé en Norvège, mais pas que, il serait également journaliste économique ainsi que musicien -auteur et interprète –

Ces romans sont traduits dans de nombreux pays et il est en passe de devenir un des grands du thriller (je n’aime pas ce mot) international.

Il a débuté sa vie professionnelle en tant que journaliste économique, puis a bifurqué dans les années 90 vers la musique en tant qu’auteur, compositeur et interprète du groupe Di Derre.

C’est en 1997 qu’il se fait connaître avec son premier polard L’Homme chauve-souris (il reçoit même un prix littéraire) premier polard mettant en scène l’inspecteur Harry Hole.

 

Extraits :

La neige du jardin renvoyait assez de lumière pour qu’il puisse distinguer le bonhomme de neige en contrebas. Il avait l’air seul. On aurait dû lui donner un bonnet et une écharpe. Et peut-être un manche à balai à tenir. Au même instant, la lune surgit derrière un nuage. Les dents noires apparurent. Ainsi que les yeux. Jonas inspira machinalement et fit deux pas en arrière. Les yeux de gravier scintillaient faiblement. Et ne se contentaient pas de regarder le mur de la maison. Ils regardaient en l’air. Vers Jonas. Qui tira les rideaux et retourna se blottir dans son lit.
…/…
C’est alors qu’il aperçut le bonhomme de neige. Il était toujours immobile, tourné vers la maison, baignant dans la froide clarté lunaire. Pourtant, il y avait quelque chose de différent chez lui, de presque humain, de familier. Jonas regarda la maison des Bendiksen. Il prit la décision de courir. Mais ne le fit pas. Il resta sur place, en sentant le vent prudent et glacial le transpercer. Il se tourna de nouveau lentement vers le bonhomme de neige. Car il venait de comprendre ce que c’était, ce qui avait rendu le bonhomme de neige si familier. On lui avait mis une écharpe. Une écharpe rose. Celle que Jonas avait offerte à maman pour Noël.

– Je veux que tu manges de la neige, jusqu’à ce que tu te pisses dessus. » La silhouette s’était placée légèrement hors du champ d’action que le câble d’acier accordait à Sylvia. Elle pencha la tête sur le côté et l’observa. « Jusqu’à ce que ton ventre soit si refroidi et plein qu’il ne parvienne plus à faire fondre la neige. Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que de la glace en toi. Que tu sois devenue ce que tu es réellement. Quelque chose qui ne ressent rien. »

– Mmm. Pourquoi ne voulais-tu pas que je dise à tes collègues de Bergen que tu étais là ?
– Quoi ?
– Je me disais qu’ils trouveraient ça cool de savoir que tu bossais sur une grosse affaire de meurtre dans la capitale.
Elle haussa les épaules et ouvrit la portière.
– Les Berguénois ne considèrent pas Oslo comme la capitale. Bonne nuit.
– Bonne nuit.

Mon ressenti : 

Mon premier roman de cet auteur. Une vraie découverte et un amour confirmé pour les polards « scandinaves ». Ce ne sera pas le dernier, j’ai bien l’intention d’en lire d’autres

Des épouses et mères, la première neige de la saison, un bonhomme de neige… Et ces femmes disparaissent … Tel est le fil d’Arianne de ce polard qui vous tient en haleine de la première à la dernière page.

Le policier, Harry Hole, apparemment très talentueux n’est pas décrit comme un héros. On y voit toutes ses faiblesses et ça rajoute, au lieu de la desservir, de l’émotion à l’histoire. Dès qu’il prend une enquête, celle-ci prend tout l’espace mental de cet homme qui en perd les repères courants pour se laisser approcher par ses démons. Il est top ce policier, psycho bien comme il faut ni trop ni trop peu

Polard très bien mené. J’ai pensé avoir trouvé le « coupable » mais finalement non, ce n’était pas celui auquel je pensais quoique … J’ai été prise dans l’histoire du début à la fin et j’ai eu du mal à m’en séparer même une fois l’histoire bouclée… Je ne verrai jamais plus du même œil un bonhomme de neige car ce roman m’a pas mal démoli l’image du « gentil bonhomme de neige » ^^

Si vous aimez le suspens, c’est le polard qu’il vous faut. Ce roman est glauque à souhait et l’auteur vous embarque totalement dans son histoire.

Pour info, il y a une adaptation cinématographique  qui est sortie cet été. Personnellement, je ne m’y intéresserai pas car je n’aime pas voir des films qui relatent un livre car j’y perds mon imaginaire.

 


ça faisait un moment que je ne partageais plus mes lectures avec vous. Deux bonnes raisons : je lis moins et plus lentement d’une part et d’autre part, mon nouveau pépère ne supporte pas de me voir avec un bouquin 😀

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IVème de couverture :

Dans la chaleur d’une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie hors du commun et tente de démêler l’écheveau de son destin.

Fils d’un modeste pelletier, il est devenu l’homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la guerre de Cent Ans. Il a changé le regard sur l’Orient. Avec lui, l’Europe est passée du temps des croisades à celui de l’échange. Comme son palais à Bourges, château médiéval d’un côté et palais Renaissance de l’autre, c’est un être à deux faces. Aussi familier des rois et du pape que des plus humbles maisons, il a voyagé à travers tout le monde connu.

Au faîte de sa gloire, il a vécu la chute, le dénuement, la torture avant de retrouver la liberté et la fortune.

Parmi tous les attachements de sa vie, le plus bouleversant fut celui qui le lia à Agnès Sorel, la Dame de Beauté, première favorite royale de l’Histoire de France, disparue à vingt-huit ans.

Son nom est Jacques Cœur.

 Il faut tout oublier de ce que l’on sait sur le Moyen Age et plonger dans la fraîcheur de ce livre. Il a la puissance d’un roman picaresque, la précision d’une biographie et le charme mélancolique des confessions.

L'auteur :

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Cet auteur a eu 1001 vies. Médecin, diplomate, académicien et grand voyageur « humanitaire » si je ne m’abuse, il a été entre autres au Nicaragua et au Rwanda.

Il est aujourd’hui reconnu comme un grand écrivain.

Pour ma part, je l’ai découvert avec La salamandre que j’ai adorée, par la suite on m’a offert rouge Brésil et je me suis ennuyée ^^. Si j’avais commencé par le « second », je n’aurai pas lu d’autres titre de cet auteur et s’eut été bien dommage.

Extraits :

Je ne sais si je les ai mis dans l’ordre… J’en ai tellement noté, que j’ai failli vous mettre le bouquin en entier 🙂 . J’en relevais de suite, mais d’autres je me les notais dans ma tête, puis une fois de retour à la maison, je partais en « arrière » chercher ce qui m’avait interpellé … Je ne suis pas sûre que ce soit la bonne méthode, va falloir que j’acquiers des mini post-it ce sera peut-être plus simple

Agnès me hante, depuis que j’ai évoqué ma rencontre avec elle. Pendant toutes ces années, je l’avais placée dans un retrait de ma mémoire, sous une châsse que je n’avais plus ouverte depuis sa mort. Tous mes souvenirs sont restés là, intacts, embaumés comme l’a été son corps. Mais il a suffi que je prononce son nom pour que l’ampoule se brise. Son visage, son parfum, sa voix envahissent tout.

…/…

A Florence, la richesse ne connaît ne pudeur ni interdit. La seule précaution que prennent ceux qui en font étalage est de veiller à ce qu’elle revête les apparences de l’art. La beauté est le moyen qu’emploient les puissants pour partager leur richesse avec le peuple

…/ …

La caravane passa lentement devant nous, et soudain, je compris ce qui m’émerveillait dans ce pays : il était le centre du monde. En lui-même il ne disposait pas de qualités exceptionnelles, mais l’histoire avait fait de lui le lieu vers lequel tout convergeait. 

…/…

Un grand amour, quand il approche, se laisse précéder de signes qu’il nous est impossible de déchiffrer d’abord. Ils ne nous deviennent intelligibles qu’après le reflux de la vague, quand elle découvre sur le rivage le désordre des souvenirs et des émotions. Alors, nous comprenons, mais il est trop tard.

…/…

La liberté que j’ai cherchée si loin et avec si peu de succès, je l’ai découverte en écrivant ces pages. Ma vie vécue fut tout entière effort et contraintes, combats et conquêtes. Ma vie revécue pour en faire le récit a repris la légèreté des rêves.

De créature, je suis devenu créateur.

… / …

Je peux mourir car j’ai vécu. Et j’ai connu la liberté

Mon ressenti :

Jacques Cœur écrit ses mémoires par l’intermédiaire de Jean Christophe Rufin, c’est un pur bonheur !!! C’est fluide, facile lire, très bien écrit et  plein de douceur malgré le côté sombre de l’histoire de Charles VII

L’histoire du XVème siècle apparaît claire et « d’actualité » presque par l’entremise de ce personnage ambitieux mais également humaniste qui en devenant l’argentier du roi a permis à la France de s’épanouir au travers du commerce.

Sa rencontre avec Agnès Sorel, sont pour lui un plus mais pour moi cela fait partie de sa biographie. Ce n’est pas un roman d’amour entre deux personnes, c’est plutôt l’histoire d’une vie d’un poète qui a rêvé une vie et en a vécu mille autres.

J’ai découvert ce personnage historique grâce aux écrits de l’auteur. Ce que j’en savais n’avait rien de glorieux, or ce récit est rempli de sensibilité et de clairvoyance, il se sait qu’il est comme nous dirions aujourd’hui sur un siège éjectable, même s’il ne veut pas y penser vraiment.

La postface est la colonne vertébrale du roman on continue de se sentir investi, tellement que j’ai bien l’intention d’aller à Bourges rendre visite à Jacques Cœur.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_C%C5%93ur

 


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C’est la saison que je préfère pour cuisiner. Arrive pleins de légumes frais qui ne durent pas dans le temps, mais qui sont un plaisir pour les papilles.

Dès que je vais chez mon producteur, je suis comme un enfant devant un magasin de jouets, j’achèterai tout et il faut que je me freine car sinon, je remplis de trop le frigo 🙂

Je vous avais dit précédemment ce que j’avais fait avec les fèves et bien voilà ce que sont devenu les petits pois ^^ .

Ce coup-ci, j’ai pensé à faire un petit clic et vous pouvez voir que pépère suit à la trace l’assiette 😉

Ingrédients :

  • 1 kg de petits pois frais
  • 150 gr de chorizo (doux ou piquant au choix)
  • 1 grosse échalote fraîche
  • 3 gousses d’ail frais
  • 1 branche de menthe fraîche
  • ½ bouquet de coriandre fraîche (sinon 2 càc de surgelée)
  • Sel / Poivre / huile d’olive
  • 4 tranches de pain rassis (les couper la veille pour le lendemain c’est être sûr que le pain sera sec ^^)

Préparation :

  • Emincer en brunoise l’échalote
  • Egrainer les petits pois et le mettre dans une passoire (réserver les cosses pour faire un velouté)
  • Peler le chorizo et le couper en petits morceaux (style brunoise)
    Dans une casserole, mettre un peu d’huile d’olive et faire revenir à feu moyen (attention de ne pas faire brûler)

    • L’échalote
    • Le chorizo
  • Couper en très fines lamelles 2 gousses d’ail à rajouter dans la casserole lorsque les échalottes sont translucides
  • Avec la 3eme gousses, passer les tranches de pain à l’ail des deux côtés et couper les tranches en petit cubes
  • Emincer grossièrement les feuilles de menthe et de coriandre
  • Rincer les petits pois à grande eau. Baisser le feu pour éviter que ça n’accroche au fond de la casserole
  • Verser dans la casserole
    • Sans les laisser égoutter les petits pois La menthe et la coriandre
    • Saler et poivrer légèrement, couvrir et laisser cuire environ 10mn en surveillant et en remuant régulièrement
  • Pendant ce temps, dans une poêle faire revenir le pain rassis dans l’huile d’olive… (Ne pas laisser brûler ça va très vite ^^), le faire dorer sur toutes les faces, saler légèrement et mettre à égoutter dans un bol sur du papier absorbant.
  • Une fois les petits pois cuits (ils doivent rester un peu croquants) rajouter les croûtons, mélanger et servir immédiatement

 


Vendredi soir, en rendant ma troll N°1 à ses parents, j’ai eu la surprise qu’ils s’invitent à manger aujourd’hui …

Fichtre, diantre que diable … qu’allais-je faire à manger pour la tribu sachant que mes courses étaient faites pour la semaine =>inventaire du frigo et du cellier,  j’y trouve entre autre, des petits pois frais, des oignons frais,  de l’ail rose frais, des fèves, des poivrons jaunes, de la menthe fraîche, du chorizo, 1 barquette de petit salé fumé…

J’ai envie de faire les fèves ou les petits pois, mais si 1kg c’est beaucoup pour une personne, pour 5 ça ne bouche pas une dent creuse => je lance une recherche sur le net avec comme mots clés « fèves fraîches », « petit pois », « chorizo » et je tombe sur l’article de les filles à table et sa poêlée façon basquaise .

Ma foi, ça a réveillé mes papilles et m’a fait repartir en enfance vers un plat que faisait ma grand-mère andalouse… J’avais pas mal d’ingrédients, il ne me manquait que les artichauts que je me suis empressée d’aller chercher chez le primeur à côté de chez moi. et voici le résultat

Ingrédients :

  • 1 kg de fèves
  • 3 gros oignons frais
  • 5 petits artichauts poivrade
  • 2 poivrons jaunes (ou rouges) petits ou 1 gros
  • 5 gousses d’ail frais
  • 1 petite branche de menthe fraîche
  • 1 chorizo doux (ma grand-mère le faisait avec de la longanisse mais c’est beaucoup plus gras)
  • 1 petite boite d’olives noires nature (avec noyau)
  • ½ citron confit au sel (ma grand-mère y mettait le zeste d’un citron frais)
  • 2 càc de fond de volaille (ou 1 kub)
  • 1 càc piment doux d’Espagne fumé (pimenton dulce)
  • 125 g de Sauce tomate (moi elle est maison faite avec du thym et du basilic)
  • Sel
  • Poivre
  • 1 à 2 càs d’huile d’olive

Préparation :

  • Laver à grande eau
    • Les fèves, les trier comme les haricots verts (surtout garder la peau)
    • Les artichauts, couper « court » les feuilles et éplucher la queue. Couper l’artichaut en 4 dans les sens de la longueur
  • Mettre à précuire à la vapeur, fèves et artichauts 10mn maxi
  • Pendant ce temps, trier les oignons les poivrons et l’ail
  • Faire une brunoise d’oignon et de poivron
  • Rincer les olives et les mettre à égoutter
  • Dans une casserole, mettre un peu d’huile d’olive et mettre la brunoise. (A chaque étape remuer)
  • Emincer 2 gousses d’ail et le rajouter dans la casserole
  • Eplucher le chorizo et le couper en tranches épaisses (2doigts environ) et le rajouter dans la casserole
  • Lorsque les oignons sont transparents, rajouter les fèves coupées en tronçons de 2 à 3 cm env. (pr moi 2 doigts) ainsi que les artichauts (tels quels), les trois gousses d’ail restantes entières et les olives
  • Saler et poivrer légèrement
  • Baisser le feu pour faire « blobloter) couvrir et faire cuire ½ heure en remuant régulièrement
  • Dès que les légumes ont lâché de l’eau rajouter le fond de volaille, le piment doux et la sauce tomate
  • Laisser cuire encore à feu doux environ 10mn ¼ d’heure
  • Pendant ce temps, émincer très finement la peau du citron confit et la menthe. Rajouter dans le plat et laisser encore cuire 10mn rectifier l’assaisonnement si nécessaire.

Même mes petits enfants ont aimé … Il en est resté un peu, mais ma fille m’a demandé si elle pouvait l’emporter pour leur repas de lundi midi 😦 => Il ne me reste que mes yeux pour pleurer ^^. Pour finir, je n’ai pas pensé à faire de photo, mais bon rien de perdu car visuellement ça ne casse pas trois pattes à un canard.

Par contre, gustativement c’est top ;), c’est un plat de printemps comme je les aime et les fèves fraîches à manger entières sont assez éphémères

Photo issue du net

Potage aux fèves

Publié: 27 novembre 2016 dans Aliments et boissons, Non classé

J’adore la soupe, Mmmm glacée en été, bien chaude en hiver… mais tous les jours pratiquement une à deux fois par jour, je commence le repas avec un bon potage.

En ce moment, je partage mon appart avec un jeune prof norvégien qui aime la France 😉 et qui adore la soupe !!! Que demander de plus, le partage au bol est donc de rigueur tous les soirs.

Du coup, je vais vous présenter ma soupe du jour. Et de vous à moi, c’est plus long à écrire qu’à faire ^^

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Ingrédients :

  • 1 bol de fèves surgelées
  • 2 pommes de terre de taille moyenne
  • 1 petit oignon
  • 1 petit poireau
  • 1 gousse d’ail
  • 2 CS huile d’olive
  • 10 cl de crème fraîche épaisse
  • 1 kub légume
  • 1 kub bouillon de poulet
  • 2 chipo 100% poulet
  • 1 morceau de gingembre
  • 3 feuilles de menthe

Préparation :

  • Emincer l’oignon
  • Emincer l’ail
  • Emincer le poireau assez fin -pour accélérer la cuisson-. Ne pas prendre uniquement le blanc, prendre aussi tout le vert possible.
  • Faire revenir dans une casserole avec l’huile d’olive, à feu moyen, l’oignon, le poireau et l’ail -attention de ne pas faire brûler l’ail car ça donne un goût amer-
  • Rajouter les deux saucisses dans la casserole quand les oignons commencent à devenir translucide
  • Eplucher les pommes de terre, les couper en brunoise, les rajouter dans la casserole
  • Ajouter les fèves
  • Mélanger le tout, rajouter un peu de sel pour faire « suer » les légumes
  • Faire chauffer 1L d’eau et le verser dans l’appareil.
  • Eplucher un morceau de gingembre -env 5 cm-, l’écraser avec le plat du couteau et le mettre dans le potage.
  • Dès que l’eau recommence à bouillir, mettre les 2 kub et les 3 feuilles de menthe
  • Faire cuire à feu doux environ 1hoo – casserole couverte-
  • Vérifier l’assaisonnement et le rectifier si nécessaire
  • Sortir 2 feuilles de menthe et le morceau du gingembre
  • Mixer très très fin le potage
  • Rajouter avant de servir une grosse cuillère à cuillère à soupe de crème fraîche et donner un coup de mixer pour apporter le velouté.
    Déguster immédiatement avec des croûtons grillés si vous êtes très gourmands et s’il en reste à réchauffer à feu très doux … attention ça risque d’accrocher au fond de la casserole

 


Semaine du 14 au 20 mars 2016 – Animal
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En lisant ce thème, j’ai eu envie de participer, car mon compagnon  à quatre pattes me manque plus qu’il ne devrait. J’ai trouvé plaisant de faire cette démarche et je ne sais si je serai apte à le faire avec d’autres thèmes, mais sûr, je m’y essaierai dans l’intimité de mon dossier « brouillon » ^^
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Skippy en pleine méditation après une visite chez le toiletteur

Skippy
C’était le 22 juillet 2000.
Lors d’une visite à la SPA du coin, un habitant se démarquait. Contrairement à son compagnon de cellule qui sautait joyeusement en disant haut et fort « adoptez-moi ♪♫ !!! adoptez-moi ♫♪ », lui ne demandait rien. Tout apeuré, tête basse et regard fuyant il se cachait au fond du box.
Pourquoi, est-ce lui que j’ai choisi spécialement ? Tout simplement parce que mon côté défenseuse de l’orphelin et de l’opprimé est immédiatement remonté à la surface. Je suis donc repartie le jour-même avec « 508 croisé griffon », équipée d’un collier, une laisse et un sac de croquettes.
Arrivé à la maison, il était tellement content qu’il sautillait de partout.
L’appeler « Skippy » a été une évidence ! Cependant, au bout d’une paire de jours, j’étais angoissée car il n’avait pas touché à sa gamelle…

Troisième jour, n’y tenant plus, ouste ! visite chez le vétérinaire auquel, j’explique mon angoisse. Il l’a ausculté et après un examen soigné m’a appris qu’il avait environ 18 mois, était cafi de tiques, avait un tatouage illisible, était en très bonne santé et allait me faire du cinéma pour la nourriture car il testait ma résistance… et que surtout, je devais tenir bon ne rien lui donner d’autre. J’ai tenu bon et au bout du cinquième jour, il a trié ses croquettes et a mangé celles qu’il aimait, le bras de fer était terminé, c’était moi l’alpha de la meute.
Au fil du temps, pépère a pris sa place à la maison, et a révélé sa véritable personnalité.
Ses poils ras se sont avérés avoir été rasés … il avait en fait une belle toison toujours emmêlée et mal odorante à souhait car il détestait être lavé et coiffé et j’ai toujours respecté jusqu’à la limite du supportable ses « goûts »
Il avait un petit appétit se rationnait tout seul sans aucun problème et en plus il était difficile, n’aimait qu’une marque de croquettes, ne mangeait ni pain, ni riz, ni pâtes… Aimait la saucisse si elle était « bio » et les biscuits s’ils étaient pur beurre … Bref, plein de petits caprices alimentaires qui me faisait bien rire en voyant la tête de personnes de bonnes volontés, pour lui plaire, voir leurs efforts « méprisés »
La peur panique du balai à son arrivée s’est transformée peu à peu en véritable indifférence… jusqu’à être obligée de le pousser avec. Monsieur, ne prenait même plus la peine de bouger lorsque je passais à sa hauteur.
Il respectait les petits chiens mais cherchait noise aux gros tout en se cachant derrière moi l’ air de leur dire, « vas-y !!! affronte-là si tu oses … ». Il m’a mise dans de sacrées situations l’animal ! car … j’ai peur des chiens !!! A côté de ça, il était la discrétion sur pattes même , se glissant sous mon siège ou à mes pieds et ne bougeant pas d’un cil tant que je ne bougeais pas moi-même.
Le pompon, c’est qu’il ne supportait pas de rester seul et se mettait à hurler sans discontinuer dès que l’on fermait la porte derrière lui. Conclusion il a fallu lui trouver une nounou à temps plein pour mettre au repos les oreilles des voisins.
Nous avons partagé quatorze années d’une vie sans nuage. Il a été d’une fidélité exemplaire et l’être apeuré qui a fait ses premiers pas dans son nouveau chez lui est devenu mon ombre fidèle, sûr de lui, quoique pas téméraire pour un sou.
Puis d’un seul coup, la vieillesse l’a affaibli à la vitesse de l’éclair. Pour lui éviter des souffrances permanentes. Le 3 avril 2014, je l’ai fait euthanasier. Il s’est endormi confiant dans mes bras et notre histoire s’est arrêtée là.
A ce jour, je n’ai pas eu envie de le remplacer, car « faire son deuil » de quel type qu’il soit, prend du temps. Par ailleurs, j’ai eu le sentiment que nous étions fait l’un pour l’autre … donc difficile de ne pas faire une comparaison « négative » face à d’autres chiens.
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Skippy, tel qu’il aimait être en balade au bord de l’Arc

LES PLUMES 50 d’Asphodèle

Publié: 12 mars 2016 dans Non classé

Ben ça faisait un moment que je n’arrivais pas à concrétiser avec tous les mots du moment

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Les liens de la semaine pour les plumes

Les mots : Vedette, fragiliser, fortune, film, projecteur, fumé, paparazzi, fanfreluche, réputation, prétention, chanteur, oublier, local, gros, météorite, étoile, talent, chaleur, lumineux, diva, barricader, moi. Si j’ai bien compté ils y sont tous

Je vais me BARRICADER derrière les persiennes fermées pour me protéger de la CHALEUR. Je ne suis qu’un modeste CHANTEUR surchauffé et non une DIVA, une ETOILE, une star… qui veut éviter les PAPARAZZIS.

Point de FANFRELUCHE, pour un FILM musical, ni de FORTUNES cachées à gérer… Je ne me sens pas FRAGILISÉ par tous les articles des tabloïds car je n’ai jamais FUMÉ de GROS cigares ou de petits pétards. Je ne suis pas dans l’ombre des caméras, simplement à l’abri de la chaleur.

Dans mon LOCAL d’enregistrement, un immense poster d’une MÉTÉORITE couvre le mur du fond du studio. MOI, je ne suis pas l’astre LUMINEUX, il s’agit simplement un clin d’œil au groupe de rock alternatif Meteor. Je ne suis qu’un petit chanteur sans PRÉTENTION qui ne veut pas tous les PROJECTEURS sur lui, simplement ceux des spectacles qu’il anime, qui font sa RÉPUTATION. Mon TALENT n’est connu que par très peu finalement, je n’ai à ce jour été la VEDETTE américaine de personne, je me glisse auprès de tous ceux et celles qui veulent bien me tendre une oreille attentive …

Mais ne soyez pas timide appelez-moi par mon prénom Parfait ^^…. Qu’entends-je soudain ? comme un murmure dans la salle « Oh mon Dieu… » !!! Mais qui donc a osé divulguer mon nom ? Qui donc a OUBLIÉ que le ciel devait être protégé de toute intrusion médiatique !!!

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Je pense être en retard, mais tant pis, je l’édite malgré tout car j’ai trop galéré pour arriver à ce résultat bien médiocre je le concède

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Pas de bol, j’ai abandonné le bus pour le train et depuis il y a des grèves ferroviaires à n’en plus finir !!!

Je suis dans une impasse, c’est un véritable déchirement car je ne peux pas prendre un nouvel abonnement pour le bus avant un an. J’ai redoublé d’inventivité, d’idées, de feintes mais rien n’y fait … J’ai usé l’encre de mon imprimante à faire des courriers. J’ai déployé ma plus belle plume, mais malgré toute mon énergie à essayer de me faire entendre rien n’y a fait …

Enfin à bout d’arguments, je leur ai même fait  une poésie pour faire rimer dénuement et abonnement, réveil et sommeil ou encore, usure et torture … Mais Pensez-donc…  s’il y avait des poètes à la Airatipi ou à la Cenesefeu ça se saurait.

J’ai beau essayer d’embellir le quotidien par des accès de bonne humeur, des troppleins de feintes plénitudes « Je vais bien ♫♪, tout va bien ♪♫ » en me persuadant que l’on pouvait gérer le besoin juste par la pensée…rien n’y a fait

Au bout de quelques semaines à passer mon temps à frissonner sur les quais vides d’une gare désertée, au fur et à mesure  de l’endurcissement du conflit. Je sentais ma détermination s’émousser

L’absence de compassion des grévistes vis-à-vis de nous les travailleurs du privé, pris en otage d’un côté et menacés de licenciement pour retards répétés de l’autre côté, me faisait craindre de me retrouver rapidement dans la situation des SDF ou des drogués obligés de se réchauffer sur les bouches de métro ou dormir dans les couloirs désaffectés.

J’en avais assez de me rationner sur les cigarettes, le petit noir ou les tic-tac pour palier au surcoût du transport ! J’ai enfin pris la décision qui devait embellir ma vie plus durablement !!! Je me suis achetée un vélo électrique et suis devenue libre et indépendante !!! Youpi ! C’est fini les galères ferroviaires et tant pis pour la régie des transports en commun s’ils m’ont perdu comme usagée, ils n’avaient qu’à changer leur règles au lieu de croire qu’ils pouvaient nous punir indéfiniment

Vive la petite reine !!! Depuis je pédale (modérément) nez au vent, faisant fi des intempéries et heureuse de mon investissement

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un drôle de petit oiseau ;)

Publié: 6 septembre 2015 dans Divertissement

Hormis le fait que le travail que fait cet homme avec cette couvée est super, ce qui a retenu mon attention c’est une drôle de piafette au second plan, qui veut qu’on s’occupe une peu plus d’elle et un peu moins des oiseaux 😉

J’ai l’impression de voir mon troll, lorsque l’on prend son frère en photo 😀

Bon dimanche