Archives de la catégorie ‘Balades’

Balade au Pont du Gard

Publié: 27 janvier 2013 dans Balades, Histoires et Légendes

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Chaque fois que je reçois des visites, j’essaie de les amener visiter les environs. Cette semaine, j’ai eu le plaisir d’avoir une jeune chilienne à la maison (le temps était quand même pourri pfff ). Je l’ai amenée promener au Pont du Gard (il y a 2 ans, j’y avais déjà amené le frangin).
Il y avait un vent à décorner tous les taureaux de Camargue… On s’est gelé ferme et la lumière n’était pas terrible. Du coup, j’ai cherché les photos faites en septembre 2011.
 

Le Pont du Gard est un aqueduc  construit par les romains alimente en eau la ville de Nîmes en Provenance d’une source proche d’Uzès. Une pente très très faible permet l’exploit de véhiculer l’eau sur environ 50 kms. Il est le plus haut (connu) du monde romain

Il fait partie des monuments français les plus visité (env. 1.000.000 de visiteurs/an) et il a été classé par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité !!! et même si je n’y suis strictement pour rien, ça me conforte dans l’admiration que j’ai pour ce site.
Ce pont a 3 niveaux. Le 1er comprend 6 arches immenses et impressionnantes. Certaines pièces pèsent plusieurs tonnes et les avancées de la base des piles permettent à l’ouvrage de bien résister aux assauts de la rivière. Au moyen âge (si je ne raconte pas de bêtise) un autre pont -routier celui-ci – a été accolé à l’ouvrage romain pour laisser passer les voyageurs et si aujourd’hui l’aménagement du site ne permet plus aux particuliers de passer, cette route a été utilisée jusqu’en fin 90. Le second niveau comprend lui 11 arches moins profondes, mais tout aussi larges. Le 3 eme niveau composé de 36 arches soutient la canalisation. Cette dernière, de largeur constante (env 1.30m) est couverte par de larges dalles de pierres. A partir du IV eme siècle, la canalisation ne sera plus correctement entretenue et le calcaire se déposera sur les parois (jusqu’à 30cm env) et réduira considérablement le débit  jusqu’à presque obstruer le passage.

Quelques chiffres :
– Hauteur env. 49 m
– Longueur env. 275  m (il manque quelques arches au dernier étages qui ont été détruites effectuer d’autres construction au moyen âge)
– Poids 50.000 tonnes
– Débit  quotidien env. 20.000m3
– Durée du voyage de l’eau environ 1 jour (Uzès-Nîmes)
– Ouvrage total (Uzès-Nîmes) 50kms avec un dénivelé de 12m (soit env 34cm par kilomètres)
– Construit par assemblage !
– Durée estimée de la construction entre 3 et 5 ans avec sûrement un millier d’ouvrier
– Délais estimé de réglage du débit env. 20 ans.

 

Pour en savoir plus http://www.pontdugard.fr/fr

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Bon je blague, je blague mais quand même en temps que nîmoise, je suis fascinée par cet ouvrage qui a été en fonction plus de 5 siècles et a résisté aux nombreuses crues du Gardon  qu’il enjambe. Quand je pense que le plâtre sous la fenêtre du salon se fait la malle et que lui est là depuis environ 2060 ans, je me dis que « La pierre…  il n’y a que ça de vrai !!! »

Balade sur le canal de Briare

Publié: 7 octobre 2012 dans Balades, Voyages

Notre but de balade était le pont-canal de Briare et une promenade en bateau sur le canal. Cet ouvrage se situe à moins de 20 kms de Rogny les sept écluses.
C’est donc tout à fait naturellement que nous sommes partis le matin en direction de Briare faire notre balade sur le canal de Briare dans un bateau restaurant du type bateau mouche.
Pour ma part, j’ai été déçue. Car contrairement aux bateaux mouches parisiens, celui-ci était complètement fermé et il n’y avait qu’une toute petite passerelle à l’arrière du bateau pour aller profiter d’une vue toute relative. De plus le bateau était bondé de client en sortie dominicale et dont la promenade n’avait rien de touristique et dans ce lieu clôt le bruit des discussions était infernal.
Le canal est bordé d’arbres alors cela rend la seule vue latérale toute relative.
Mais pour autant il ne faut pas bouder le plaisir, nous avons passé plusieurs écluses et j’ai trouvé ça magique ^^. Le franchissement d’écluses…  c’était une première pour moi, j’ai trouvé l’expérience ludique.

Le canal de Briare a été créé grâce à Sully entre 1604 et 1642. Ce fut le 1er canal de jonction construit entre Loire et Seine qui a permis de développer le commerce fluvial.

Le pont-canal de Briare a été construit pour franchir la Loire, c’est une prouesse architecturale car il mesure 662 m. A ce propos, il est resté pendant de longues décennies le plus long pont-canal d’Europe et il n’a été détrôné qu’en 2009 par celui de Magdebourg au dessus de l’Elbe en Allemagne.  
Il a été conçu par l’ingénieur Léonce-Albert Mazoyer. Sa gouttière métallique et son tablier ont été réalisé par Daydé et Pillé, les 15 piles (dessin compris) du pont, en forme de proue de bateau (pour donner moins de prise à l’eau)  ainsi que les fondations  ont été réalisé par l’entreprise Eiffel.
En juin 1940, pour ralentir l’avancée des allemands, les français ont détruits les voies de communication. Les 2eme et 3eme travées du pont canal ont été sabotées  le 17 juin . Il fut reconstruit en 1941 à la demande de l’occupant par la société Daydé et Pillé mais bombardé en juin 43.
Lors de sa construction, on installa des turbines qui fabriquèrent l’électricité dans les lampadaires qui longent le pont (au lieu de les alimenter au gaz comme il était d’usage à l’époque)

A l’entrée du pont, de chaque côté, une sculpture en fonte représentant une chimère sur la proue d’un navire protège le pont des mauvais coups du sort. Au dessus, une plaque de marbre annonce toutes les villes desservies par le canal.

Ci-dessous quelques photos que j’ai prises lors de la balade en cette belle journée

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Si vous êtes curieux et voulez tout connaître du canal cliquez sur ce lien http://www.jph-lamotte.fr/files/Plais-hist_briare_pc1.htm,allez-y lisez l’histoire du pont canal raconté par un ancien éclusier amoureux de l’histoire du fluvial Bruno Vidal, c’est magnifique.

Un puzzle du canal de Briare (il est beaucoup plus petit que le cadre dans lequel il se trouve ^^)

http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article1089

Mes autres recherches

http://www.planete-tp.com/article.php3?id_article=641
http://fr.structurae.de/structures/data/index.cfm?id=s0002027


Comme chaque année, je suis allée visiter mon ami Francis. Et comme chaque année, on essaie de faire une sortie « différente » des années précédentes.
Cette fois-ci notre balade s’est orientée vers le pont canal de Briare.

Pour bien profiter de notre balade, nous avons fait une halte d’une nuit à Rogny les sept écluses. J’ai adoré ce lieu étape.
Rogny est un petit village de 750 âmes, au cœur de l’Yonne en plein pays bourguignon. L’hôtel des sept écluses où nous avons séjourné se trouve à l’extérieur entouré de voies navigables et proche des fameuses sept écluses (bizarre aurait-il tiré son nom de ce monument historique ??? ^^).
Tout d’abord, je vous présente l’hôtel, il est en bordure de route et de canal. Mais la chambre était dans une cour donnant sur le canal et le calme a été total, j’ai dormi comme un bébé. La chambre, spacieuse -adaptée pour recevoir des personnes handicapées en fauteuil- était encore en travaux, elle sentait bon (j’aime cette odeur) le plâtre frais et n’avait pas encore de rideaux aux fenêtres (des sacs poubelles en faisait office ^^) mais ça ne m’a pas dérangé, car tout était propre et la literie totalement neuve. Le repas était très bon (salade périgourdine+tête de veau sauce gribiche+fromage+tarte au pomme), les patrons atypiques –monsieur fait office de réceptionniste, serveur de petit déjeuner, barman (je ne sais pas si c’est lui également le cuisinier) maçon, factotum… Madame fait également office de réceptionniste, femme de ménage, chef de rang et serveuse au restaurant et le fiston (10/12 ans) a donné avec plaisir et beaucoup de sérieux un coup de main à sa maman le soir au restaurant. J’ai plus eu l’impression d’être dans une pension de famille que dans un hôtel et je n’enlève pas l’idée d’y retourner pour un séjour un peu plus long (dans quelques années avec ma petite fille pourquoi pas)
Maintenant, le site. Rogny doit son nom à l’ouvrage d’art qui se trouve en son sein.
Sully, n’était pas uniquement le ministre des finance d’Henri IV, il a aussi réalisé avec son roi de grand projets pour améliorer les moyens de transports, diminuer les péages et tenter d’améliorer les voies navigable et relier Méditerranée et Océan atlantique –leur rêve sera achevé par Louis XIV et Colbert- Sully, en tant que grand Voyer, a fait un état des lieux des ponts, canaux et routes de France. Il a consacré chaque année un budget important à remettre en état le réseau. Entre autre, il a fait planter des arbres le long de ces diverses voies afin de protéger les voyageurs des agressions du soleil –dont, dans certaines régions des ormes qui portaient le nom de rosnys (naissance du nom ???). En 1604 le roy ordonne la construction d’un ouvrage permettant aux chalands  de franchir la colline de Rogny. Les travaux démarrèrent, sous la direction de Hugues Cosnier,  en 1605 furent interrompus en 1610 –suite à la mort d’Henri IV- ne reprirent qu’en 1638, sous la direction de Guyon sieur du Chesnoy, en 1638 pour n’être terminés qu’en 1642.
Cet ouvrage, s’il avait l’avantage de faire passer la colline, avait beaucoup d’autres inconvénients.les chalands ne pouvaient se croiser. Les bateliers devaient attendre une journée pour franchir la colline. Pa ailleurs, il fallait énormément d’eau pour le faire fonctionner et toutes les sources et les étangs environnants suffisaient à peine pour alimenter ce gourmand passage. En 1880 les sept écluses furent remplacées par une nouvelle construction-toujours en fonction- de sept autres séparées entre-elles de 500 m et contournant la colline.
Cet ensemble d’écluses a été navigable jusqu’en 1887, date à laquelle elle a été désaffectée.
En 1983 les sept écluses ont été classées monument historique.

Dans un autre billet, je vous parlerai de notre balade à Briare.

Quelques photos du lieu, j’ai pris un plaisir immense à capturer les reflets sur ces canaux. J’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi en les regardant.

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http://www.rogny-tourisme.com/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rogny-les-Sept-%C3%89cluses

http://www.mediterranee-antique.info/H_Moderne/Lavisse/Sully.htm

PS : Tout spécialement pour Néo


L’abbaye du Thoronet

A un peu plus de 70 kms d’Aix en Provence et à 7 kms du Canet des Maures, se trouve une autre des trois sœurs de Provence, l’abbaye du Thoronet.

Avec compère Patrick, nous y sommes allés voilà bientôt deux ans. Ce fut une très belle balade que je vais tenter de vous faire partager ici.

Contrairement à l’abbaye de Sénanque, nous n’avons pas eu de guide, donc tout ce que je pourrai vous conter sort de livres de ma bibliothèque ou encore d’internet (cf. les liens ci-dessous)

Le Thoronet est resserré dans un vallon étroit et solitaire, au milieu de collines et d’une forêt de chênes.

En 1136, l’abbaye de Mazan dans l’Ardèche avait reçu une terre sur la commune de Tourtour pour y fonder une abbaye, N.D. des Florilèges du nom de la rivière. En 1140 le seigneur des Baux s’intéresse à l’abbaye et lui font des dons. Vers1157, les religieux décident d’abandonner le lieu impropre à la vie communautaire et vont s’installer au Thoronet sur des terres appartenant à Raymond Béranger. Il y avait tous les ingrédients nécessaires à construire un monastère (de l’eau et des pierres). Cette abbaye fut très vite populaire et très florissantes elle contenait plus de 25 moines vers la fin du XIII e. le XIV e siècle  lui fut bien moins favorable, les maladies, le manque d’argent fragilisa le monastère qui tombait en ruine.

D’importants travaux furent entrepris au cours due XVII e siècle par l’abbé Phélipeaux (il en subsiste encore quelques traces telles que l’allée de marronniers ou la fontaine). A la révolution les 7 derniers moines durent quitter l’abbaye devenu bien national. Elle fut vendue (sauf l’église) et fut transformée en carrière !!! Beaucoup de bâtiments ont disparus pendant cette période.

En 1840 elle est classée monument historique et des travaux de restauration ont dès lors été mis en œuvre. En 1854, l’état rachète l’abbaye et fait le choix de détruire le cloître et l’aile des moines.

Ce n’est qu’à partir de 1930, qu’un véritable plan de réhabilitation du lieu a été mis en place.

Elle est construite sous le même principe que ses sœurs cisterciennes et Je ne vais pas vous reparler du principe de construction et de vie que j’ai déjà abordé le sujet dans l’article sur Sénanque

Par contre le Thoronet, contrairement à ses sœurs a conservé la majorité des bâtiments existant avant la révolution notamment l’enceinte de pierre qui clôturait le domaine et qui existe encore en partie et  l’accès se faisait comme aujourd’hui par la porterie.

Le monastère a été construit au bord du Tombaréu et l’architecte a dû s’adapter au site en mettant les bâtiments monastiques au Nord  et le réfectoire le long de la galerie nord du cloître (qu’il a créé de forme octogonale) et compte tenu de la forte pente du terrain il a dû s’adapter en créant de nombreux niveau

On suppose que le même architecte a construit les abbatiales des 3 sœurs de Provence. En effet il y a moult similitudes entre-elles  telle que l’absence de fenètre au sud.

Le cloître a été construit sur un terrain en pente et l’architecte a réglé le problème de la déclivité en en créant une rupture au niveau du sol matérialisée par sept marches à l’est du cloître.

J’espère vous donner l’envie d’aller la visiter si ce n’est déjà fait et dans quelques temps, je vous parlerais de la troisième sœur Silvacane …

Si vous avez envie de voir un peu plus de photos cliquez Ici

http://thoronet.monuments-nationaux.fr/

http://lsinzelle.free.fr/france/provence/thor/thoronet.htm

http://www.linternaute.com/sortir/sorties/architecture/abbaye/thoronet.shtml

http://www.provenceweb.fr/f/var/thoronet/thoronet.htm

http://www.tourisme83.com/abbaye_thoronet.htm

Balade en Provence : Gordes

Publié: 8 avril 2011 dans Balades

Petit village du Vaucluse perché comme beaucoup de village de notre chère Provence.

Adossé sur les contreforts des Monts du Vaucluse, face au massif du Luberon, il est classé « un des plus beaux villages de France » et a abrité en son temps des artistes tels que Vasarely, Chagall, Mara… et on peut le comprendre, il est magnifique et rempli d’une lumière resplendissante.

L’histoire de Gordes est antérieure à l’époque Gallo-romaine. Elle devrait son nom à la transformation de son nom primitif Vordenses en Gordenses. Les insécurités de l’époque poussaient les gens à se réfugier dans les hauteurs afin de se prévenir d’éventuels ennemis. Ces villages fortifiés étaient de véritables labyrinthes permettant à tout un chacun de se cacher ou encore de fuir plus facilement, notamment pendant les guerres de religions.

L’émerveillement est total lorsqu’on le découvre par la route intérieure installé presque come un colimaçon sur son piton rocheux, habillé de pierres plates. Quand on y est… on découvre cet entrelacs de ruelles caladées (calade : En Provençal désigne une rue pavée de pierres « calées » sur le champ) qui doivent être bien fraîches au gros de l’été.

Sur la place, il y a cette construction imposante, datant du XIème siècle, le château. Je ne l’ai pas visité mais j’ai pu l’admirer de l’extérieur :). Il a été reconstruit au XVIème siècle et restauré en dernier lieu par Vasarely.  De l’autre côté il y a une magnifique place occupée d’une fontaine majestueuse. Par ailleurs, il ya un magnifique escalier qui donne sur un cour du château.

En déambulant dans les rues on aperçoit la vallée à perte de vue. C’est couper le souffle. Il y avait des travaux qui nous ont empêché de musarder autant que nous l’aurions voulu, mais la balade a été on ne peut plus agréable.

Si vous passez dans le coin faites un détour et allez faire une pause par là-bas ça vaut le coup !

http://www.gordes-village.com/html/presentation.html
http://www.avignon-et-provence.com/luberon/gordes/
http://www.cityzeum.com/gordes-vaucluse-12996


Vue d'un minuscule parking en plein virage

Lundi dernier, nous sommes allés faire une balade, compère Patrick et moi-même. Nous avons choisi Gordes, Senanque et le village des Bories  comme destination. Etant donné qu’il s’est mis à pleuvoir en milieu d’après-midi et que nous n’avions ni imperméable, ni parapluie nous avons laissé pour une autre sortie « le village des Bories »

Aujourd’hui, je ne m’interresse qu’à Senanque. (Déjà que je suis bavarde en me donnant des limites … si je n’en fixe pas c’est la KATASTROF ^^)

Notre Dame de Senanque est une abbaye cistercienne

Vue prise depuis l'entrée officielle des visiteurs

Toutes les abbayes cisterciennes étaient construites dans des lieux éloignés du monde pour se consacrer à leur spiritualité, ayant à proximité de l’eau et de la pierre pour construire l’abbaye et bien sûr suffisamment de terre pour pouvoir vivre en autarcie. Ils devaient être 12 + 1 prêtre (comme les douze apôtres et Jésus -si j’ai bien tout compris) pour pouvoir créer une abbaye, après le nombre de résidents pouvant augmenter ou diminuer sans règle spécifique . Leur patron Saint Bernard trouvait qu’il y a vait ‘trop de richesses’ au sein de l’église catholique traditionnelle et souhaitait que les moines puissent mener une vie orientée vers la méditation et la prière sans être distraits par le décor ou les tentations de ce monde, d’où le choix de lieux isolés et très dépouillés.

Pour construire les abbayes, les moines cisterciens se sont inspirés des méthodes de constructions romaines et ça a l’air d’avoir été très efficace car malgrè le tremblement de terre destructeur, ayant eu lieu en Provence en 1909,  l’abbaye de Senanque est toujours debout et ne garde que peu de traces de ce séisme

Je m’égare…  revenons à nos moutons … ou plutôt à notre abbaye

Le dortoir - Pièce non chauffée dans laquelle dormaient les moines sur un lit équipé d'une natte et d'un oreiller, avec un drap et une couverture de laine uniquement pour ce couvrir

L’abbaye de Senanque est ‘vivante’. Six moines y vivent aujourd’hui.

Il s’agit d’un abbaye cistercienne crée à l’initiative de l’évêque de Cavaillon au début du XII eme siècle à quelques kilomètres au nord de Gordes (Vaucluse) doit son nom à la rivière la Sénancole (sui vient -selon la guide de l’abbaye- de ‘sene’ en provençal ‘sagne’ en Camargue  ‘roseau’ en français) qui coulait à l’époque au pied de l’abbaye. Elle a été crée sur les terres du seigneur de Gorde qui ainsi ‘acheter un billet pour son salut éternel’ et faisait défricher des terres inhospitalières et marécageuses par des tiers (les moines ont contribué à l’essort économique de beaucoup de régions par leur travail de défrichage les rendant habitables et ‘fertiles’).
Suite ou conséquence plutôt des guerres de religion et surtout de la Saint Barthélémy, l’abbaye a été incendiée au milieu du XVI eme sciècle par les vaudois (non pas du canton de Vaud en Suisse, mais des disciples de Pierre Valdo pour en savoir plus cliquer IcI ou  ) en réponse aux massacres dont ils avaient été victimes.
Elle a été pratiquement abandonnée à partir de cette époque, par la suite avec la révolution elle est devenue propriété de l’état et doit de ne pas avoir été détruite à son emplacement géographique, car il n’y avait aucun chemin qui y conduisait (la route actuelle a été créée aux alentours de 1920)

L'église, Nous y avons accédé par le dortoir. Très impressionnant ...

Elle a été achetée vers le milieu du XIX eme par un « industriel » (je crois)  qui a été interréssé par ce bâtiment et qui l’a revendu à un ecclésiastique fin du XIX eme. A partir de ce moment là, l’abbaye est devenue un domaine privé géré par des intérêts privés et cela a permis aux moines de se réinstaller et faire prospérer leur abbaye. Il y a eu jusqu’à 72 moines à Senanque, mais comme l’abbaye ne peut pas nourrir tout le monde une partie des moines ont migré à l’abbaye de Lérins.

Les moines ont construit l’abbaye en une vingtaine d’année (je crois) en fonction des saisons et des dons qu’ils pouvaient obtenir du seigneur de Gordes et également grace à l’aide inestimables des convers qui étaient une main d’oeuvre bon marché. Il y avait également des ‘civils’ (maçons, charpentiers..) qui travaillaient aussi dans la construction des abbayes, moyennant finance (à ce propos, les tailleurs de pierre marquaient leur pierre de leur ‘signature’ et les moines comptaient les signatures pour payer chaque artisan)

Le chauffoir- Seule pièce chauffée dédiée à la copie des manuscrits (également réfectoire je crois)

Si j’ai bien tout compris, les convers (à ne pas confondre avec les « Converse »  baskets mythiques s’il en est ^^) étaient des « frères laïques ». Essentiellement d’origine modestes, pour la majorité illettrés, ils n’étaient tenus de connaître uniquement psaumes et avaient un rang « inférieur » à celui des moines. Ils n’avaient pas la possibilité de donner leurs avis (au chapitre). Ils avaient probablement choisis de rejoindre l’ordre pour s’assurer un toit et le couvert.

J’espère vous avoir donné envie de rendre visite à cette vieille dame. Les visites durent un heure environ et sont guidées. Je ne sais pas s’il y a plusieurs guides, toujours est-il que celle que nous avons eu la chance d’avoir aime ce qu’elle fait, aime l’abbaye et sa communauté et a été passionnante à écouter.

Pour en savoir plus cliquez Ici ou 

 

 

 

Cloché de l'église

A suivre, je vous présenterai peut-être dans quelques temps les deux autres « soeurs de Provence » à savoir l’abbaye du Thoronet et celle de Silvacane