Archives de la catégorie ‘Livres’


ça faisait un moment que je ne partageais plus mes lectures avec vous. Deux bonnes raisons : je lis moins et plus lentement d’une part et d’autre part, mon nouveau pépère ne supporte pas de me voir avec un bouquin 😀

-*-*-*-

cover-rufin-le-grand-coeur-gallimard

IVème de couverture :

Dans la chaleur d’une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie hors du commun et tente de démêler l’écheveau de son destin.

Fils d’un modeste pelletier, il est devenu l’homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la guerre de Cent Ans. Il a changé le regard sur l’Orient. Avec lui, l’Europe est passée du temps des croisades à celui de l’échange. Comme son palais à Bourges, château médiéval d’un côté et palais Renaissance de l’autre, c’est un être à deux faces. Aussi familier des rois et du pape que des plus humbles maisons, il a voyagé à travers tout le monde connu.

Au faîte de sa gloire, il a vécu la chute, le dénuement, la torture avant de retrouver la liberté et la fortune.

Parmi tous les attachements de sa vie, le plus bouleversant fut celui qui le lia à Agnès Sorel, la Dame de Beauté, première favorite royale de l’Histoire de France, disparue à vingt-huit ans.

Son nom est Jacques Cœur.

 Il faut tout oublier de ce que l’on sait sur le Moyen Age et plonger dans la fraîcheur de ce livre. Il a la puissance d’un roman picaresque, la précision d’une biographie et le charme mélancolique des confessions.

L'auteur :

avt_jean-christophe-rufin_8144

Cet auteur a eu 1001 vies. Médecin, diplomate, académicien et grand voyageur « humanitaire » si je ne m’abuse, il a été entre autres au Nicaragua et au Rwanda.

Il est aujourd’hui reconnu comme un grand écrivain.

Pour ma part, je l’ai découvert avec La salamandre que j’ai adorée, par la suite on m’a offert rouge Brésil et je me suis ennuyée ^^. Si j’avais commencé par le « second », je n’aurai pas lu d’autres titre de cet auteur et s’eut été bien dommage.

Extraits :

Je ne sais si je les ai mis dans l’ordre… J’en ai tellement noté, que j’ai failli vous mettre le bouquin en entier 🙂 . J’en relevais de suite, mais d’autres je me les notais dans ma tête, puis une fois de retour à la maison, je partais en « arrière » chercher ce qui m’avait interpellé … Je ne suis pas sûre que ce soit la bonne méthode, va falloir que j’acquiers des mini post-it ce sera peut-être plus simple

Agnès me hante, depuis que j’ai évoqué ma rencontre avec elle. Pendant toutes ces années, je l’avais placée dans un retrait de ma mémoire, sous une châsse que je n’avais plus ouverte depuis sa mort. Tous mes souvenirs sont restés là, intacts, embaumés comme l’a été son corps. Mais il a suffi que je prononce son nom pour que l’ampoule se brise. Son visage, son parfum, sa voix envahissent tout.

…/…

A Florence, la richesse ne connaît ne pudeur ni interdit. La seule précaution que prennent ceux qui en font étalage est de veiller à ce qu’elle revête les apparences de l’art. La beauté est le moyen qu’emploient les puissants pour partager leur richesse avec le peuple

…/ …

La caravane passa lentement devant nous, et soudain, je compris ce qui m’émerveillait dans ce pays : il était le centre du monde. En lui-même il ne disposait pas de qualités exceptionnelles, mais l’histoire avait fait de lui le lieu vers lequel tout convergeait. 

…/…

Un grand amour, quand il approche, se laisse précéder de signes qu’il nous est impossible de déchiffrer d’abord. Ils ne nous deviennent intelligibles qu’après le reflux de la vague, quand elle découvre sur le rivage le désordre des souvenirs et des émotions. Alors, nous comprenons, mais il est trop tard.

…/…

La liberté que j’ai cherchée si loin et avec si peu de succès, je l’ai découverte en écrivant ces pages. Ma vie vécue fut tout entière effort et contraintes, combats et conquêtes. Ma vie revécue pour en faire le récit a repris la légèreté des rêves.

De créature, je suis devenu créateur.

… / …

Je peux mourir car j’ai vécu. Et j’ai connu la liberté

Mon ressenti :

Jacques Cœur écrit ses mémoires par l’intermédiaire de Jean Christophe Rufin, c’est un pur bonheur !!! C’est fluide, facile lire, très bien écrit et  plein de douceur malgré le côté sombre de l’histoire de Charles VII

L’histoire du XVème siècle apparaît claire et « d’actualité » presque par l’entremise de ce personnage ambitieux mais également humaniste qui en devenant l’argentier du roi a permis à la France de s’épanouir au travers du commerce.

Sa rencontre avec Agnès Sorel, sont pour lui un plus mais pour moi cela fait partie de sa biographie. Ce n’est pas un roman d’amour entre deux personnes, c’est plutôt l’histoire d’une vie d’un poète qui a rêvé une vie et en a vécu mille autres.

J’ai découvert ce personnage historique grâce aux écrits de l’auteur. Ce que j’en savais n’avait rien de glorieux, or ce récit est rempli de sensibilité et de clairvoyance, il se sait qu’il est comme nous dirions aujourd’hui sur un siège éjectable, même s’il ne veut pas y penser vraiment.

La postface est la colonne vertébrale du roman on continue de se sentir investi, tellement que j’ai bien l’intention d’aller à Bourges rendre visite à Jacques Cœur.

220px-015_portrait_de_jacques_coeuragnessorel3800px-karlvii

 

 

 

 

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_C%C5%93ur

 


Premier roman de Michel BUSSI que je lis… J’en lirai d’autre car celui-ci m’a plu.

L’auteur :

La cinquantaine, auteur de polars, prof de géo à ses heures publie un premier roman en 2006 « Code Lupin » qui a été par la suite passé sous forme de feuilleton sur le journal Paris Normandie.

Il n’a pas démérité un roman par an et il est, au bout du compte, à ce jour le 5eme auteur le plus lu en France

Pour en savoir plus allez sur son site http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Bussi

Quatrième de couverture :

Un couple amoureux dans les eaux turquoise de l’île de La Réunion.
Farniente, palmiers, soleil.

Un cocktail parfait.

Pourtant le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de six ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l’île, est lancée

Mon avis :

C’est la première fois que je lis cet auteur, il était prof de géo ? Ben là pas de doute, il nous fait voyager.

J’ai aimé l’intrigue, on reste dans le doute presque jusqu’à la fin. Pour ma part, je me suis fait plusieurs « films » avant d’arriver à approcher de la vérité :). Je ne lis pas vite et pourtant là, en quatre jours j’ai plié le roman car c’est un bon polar qui m’a donné envie de ne pas le lâcher. Ça faisait un moment que ça ne m’était pas arrivé ^^

Le point de vue des différents protagonistes est pris en compte. Parfois on trouve la marée chaussée très « nulle » à d’autres moment on trouve Martial stupide ou « malhonnête » . Sofa est une petite fille géniale qui m’émeut du début à la fin.

Non seulement, Michel Debussy nous embrouille à souhait avec l’intrigue, mais nous sort d’un décor qui nous est traditionnel pour nous faire voyager à la Réunion. Et pour moi qui ne suis jamais allée bien loin, là j’ai été totalement dépaysée tant par les décors que par la langue … Au fait, j’ai adoré une expression pour parler des alloc « L’argent braguette » oh combien imagé mais tellement « bien vu »

Bref, j’ai aimé du début à la fin

Extraits :

Sofa, c’est la fille de Liane et Martial. Enfin Sofa, c’est son surnom, son vrai prénom c’est josapha. …/… Gabin a repéré le tempérament tyrannique de la petite blonde dès le premier jour, comme si la gamine s’était fixé comme unique devoir de vacances de pourrir celles de ses parents. Une surdouée, dans le genre.

Christos avait lu une maxime dans un vieux livre d’images colonial, « le créole est d’un naturel contemplatif ». Rodin, c’est l’image du livre. Depuis toujours, Rodin passe ses journées à regarder l’horizon sur son rocher noir, au bout de la digue du port de Saint-Gilles, tournant le dos à l’île, au port, aux bars, aux boites de nuit, au parking. Rien d’autre. Si tous les créoles sont philosophes, Rodin, c’est Diogène.

Imelda hésite une nouvelle fois à appeler Christos. Dans les romans policiers, elle peste toujours contre le héros qui pour des raisons parfaitement invraisemblables refusent de demander de l’aide de la police… et finissent par s’attirer les pires ennuis, quand ils ne se font pas trucider.

Et voilà qu’elle devient aussi sotte…


 

Quatrième de couverture :

« J’ai décidé hier après-midi de tuer ma fille. A quatre-vingts ans, cela ne va pas être facile. D’autant que je me déplace en fauteuil roulant. « . Mais cette octogénaire hémiplégique est bien déterminée à parvenir à ses fins. Car entre mère et fille, la haine est réciproque et implacable. Ancienne pianiste, adulée par les hommes, despotique, Eléonore ne s’est jamais préoccupée de personne sauf d’elle-même. Terne et aigrie, sa fille Elisabeth attend de pied ferme l’héritage. Et soigne sa mère indigne de façon très personnelle… »

 

L’auteure : Née en 1966 a fait d’abord carrière dans le journalisme avant de se lancer dans l’écriture de romans. Happy Birthday grand-mère a été son premier roman et il a eu un franc succès. Elle exerce aujourd’hui comme prof de français à l’Alliance française de Bordeaux.

J’avais déjà lu de cette auteure  « Marche arrière » et  « les petites sœurs ». J’avais été conquise alors tout naturellement, j’ai fini par lire  « Happy Birthday Grand-mère »… Dire que j’ai aimé c’est peu dire ^^, j’ai adoré

Mon ressenti :

Suite à un AVC, la narratrice Eléonore, femme octogénaire se retrouve, coincée dans un fauteuil, muette et hémiplégique. Sous prétexte de s’occuper de sa mère, sa fille Elisabeth et son gendre Michel viennent s’installer chez elle. Et là commencent le calvaire de cette vieille femme.
Les deux femmes n’ont jamais eu de rapports d’affection et cette situation ne fait qu’aggraver la situation. Oh la narratrice ne se laisse pas « faire » malgré son lourd handicap et elle fait face au mieux aux maltraitances mesquines et insidieuses que lui fait vivre sa fille. La mort subite de sa dame de compagnie va accélérer la situation, mais Charlotte  sa nouvelle gouvernante soufflera un air de liberté auprès d’Eléonore…

C’est féroce et drôle à la fois, même si l’on ne peut s’empêcher de grincer des dents parfois tellement les situations sont sordides et mesquines.

C’est tellement bien vu, l’auteure a décortiqué la relation mère fille dans la haine, l’avidité et la répulsion de l’autre. Elle aborde là une situation qui peut paraître surréaliste mais qui traite avec beaucoup de recul et de lucidité de la dépendance,  la vieillesse, la maltraitance mais aussi de l’amitié et de l’amour … Rien ne nous est épargné mais c’est superbement bien écrit on ne s’ennuie pas une seconde

Un extrait :

J’avais donc décidé d’aller chez le notaire pour me venger des humiliations qu’Élisabeth m’infligeait. Je savais qu’elle était obsédée par la perspective d’hériter de notre maison de famille. Et très inquiète à l’idée que je décide d’avantager son demi-frère. Brian vivait aux Etats-Unis et ne venait me voir qu’une fois tous les deux ans. Comme feu son père, il était brillant mais un peu volage.

Pour Élisabeth, occuper le terrain – c’est-à-dire ma maison – semblait le plus sûr moyen de parvenir à ses fins. Sans doute s’imaginait-elle ainsi pouvoir contester un héritage défavorable, en arguant qu’elle s’était occupée de moi jusqu’à ma mort. Quoi qu’il en soit, elle se montrait excessivement préoccupée chaque fois qu’une rencontre avec mon notaire était organisée. D’autant qu’en dépit de mon handicap, je parvenais à lui interdire d’assister à ces entretiens confidentiels.

A l’issue de chacun de mes rendez-vous avec Charles de Beaulieu, Élisabeth me jetait un regard interrogateur, parfois proche de la panique lorsque je la toisais d’un air moqueur. Un plaisir innocent dont je ne me privais pas. D’autant que durant les deux jours suivant ces visites, ma fille redoublait d’attentions à mon égard.

Ma visite chez mon ami Charles de Beaulieu avait également pour but de rappeler à ma fille que, même physiquement diminuée, j’étais encore propriétaire des lieux. Élisabeth ne manifestait pas une tendresse excessive à mon égard, mais il était clair qu’elle s’était prise d’une grande affection pour ma maison. C’était peut-être le seul sentiment que nous partagions, elle et moi.

 


Je viens de voir à vivement dimanche mon héro « Leny Escudéro » , il est venu « vendre » son livre …. Et je viens de le commander 😀

Voilà l’article paru dans le site du Cherche midi.

J’ai fait une copie de la page, j’espère qu’elle aura pris

Dès que je l’aurai lu, je viendrai vous le commenter et si vous êtes d’accord. J’en ferai un livre voyageur

Il nous a annoncé ses 80 printemps il les porte bien tout en fragilité et pudeur … Qu’est-ce que j’aime cet homme 😆

 
Ma vie n’a pas commencé
Collection Documents
28 mars 2013
ISBN : 978-2-7491-1569-6
18,50 € ttc

Au début des années 1960, à contre-courant de la vague yéyé qui déferlait, Leny Escudero a fait irruption dans les transistors avec ses chansons passionnées et romantiques. En particulier avec Pour une amourette, qui va faire le tour du monde et que va reprendre Sarah Vaughan : Pour une amourette/Qui m’avait souri/Je me suis fait honnête/J’ai changé ma vie. Personne ne s’y attendait, même pas lui !
Il n’était pas destiné à devenir chanteur. Né en Navarre, enfant de républicains espagnols réfugiés en France, élève de la communale à Mayenne, il s’était retrouvé ouvrier du bâtiment à Paris, à 20 ans à peine. « Créchant » à Belleville, devenu carreleur, que pouvait-il espérer de l’existence ?

La suite est racontée dans ce récit autobiographique : Ma vie n’a pas commencé. C’est un époustouflant feuilleton à épisodes multiples qui, entre rires et larmes, emprunte à la fois à l’émotion d’un Jules Vallès et aux fresques enlevées d’Alexandre Dumas père. Un ton unique.
Chez Leny Escudero, la maîtrise du verbe signe le début de l’émancipation. Parlée ou écrite, sa langue est chantante. Elle est à son image : directe et combative. Ce raconteur est un artiste de la liberté.

Leny Escudero est un guérillero infatigable, un éternel communard qui murmure fraternellement à l’oreille de son semblable : Viens, je t’emmène en ballade/Du côté de mon Paname/De ma folle jeunesse. […]/C’est la vie qui commence.

L’auteur
Leny ESCUDERO

Auteur-compositeur-interprète de chansons à grand succès (Ballade à Sylvie, Pour une amourette, Parce que tu lui ressembles, L’arbre de vie, Je t’attends à Charonne, Vivre pour des idées, etc.), Leny Escudero a aussi tourné pour le cinéma. Il a fait le tour du monde et construit une école en Afrique.

 

 


Fabrice HUMBERT: La fortune de Sila

Ben ça y est pfff, j’ai fini de lire ce roman. Je le dis tout de Go, je n’ai pas aimé et pourtant, je n’ai pas pu abandonner sa lecture !!!. ça fait partie des bizarerries qui m’habitent ^^.

J’ai trouvé ce livre d’un triste !!! Des parcours désabusés et en même temps très réalistes … et j’ai trouvé un manque complet de lumière, d’espoir ou de rêve.

Bien écrit et décrivant sans complaisance notre société actuelle, basée sur le fric, la mondialisation et le manque total de respect d’autrui et (plus grave) de soi. J’ai regretté de ne pas mieux connaître Sila, immigré africain,  qui a donné le titre du livre, mais qui n’a, à mon sens, que très peu d’existence et ne sert que de moteur à l’histoire des 4 autres.  Simon, surdoué en mathématique et autiste de la vie. Matthieu, ami de Simon, fils de bourge sans réelle ambition si ce n’est faire du fric. Lev petit prof russe qui devient suite (grâce ou à cause ?) à la chute du mur de Berlin un Oligarque russe. Mark américain caricatural fils à papa sans aucune valeur personnelle en quête d’une identité propre, de puissance et de reconnaissance.

On sort de cette lecture à la fois davantage au courant de ce qui se passe dans le monde des finances, et à la fois écœuré par cette société ou les fortunes se font et se défont sans aucun état d’âme.

L’auteur (j’ai pas trouvé grand chose, très discret le jeune homme) :

Voir l'article sur l'Est Républicain

Voir l’article sur L’Est Républicain

Fabrice HUMERT, jeune auteur, professeur en région Parisien, a publié son 1er roman en 2001, il a connu le succès en 2009 avec  « l’Origine de la Violence » en 2009. La Fortune de Sila est son quatrième roman.

Quatrième de couverture :

Paris, juin 1995. Dans un grand restaurant, un serveur est violemment frappé par un client. Autour de lui, personne n’intervient. Ni le couple russe , ni la femme de l’homme en colère, ni les deux jeunes traders. Une simple anecdote ? Pas même un fait divers ? De la chute du mur de Berlin à la crise financière de 2008, dans un monde façonné par l’argent, les destins croisés des acteurs de cette scène inaugurale tissent peu à peu une toile. Et au centre de la toile, Sila, le serveur à terre, figure immobile autour de laquelle tout se meut.

Un extrait – Se situe vers la fin du roman au moment où Simon analyse sa propre chute –

Il avait entendu parler de la menace des crédits hypothécaires, dits subprimes, à la fin de 2007, sans bien en mesurer l’impact. Mais, lorsque Lehman Brothers, à la stupéfaction générale, s’était effondré, dans le fracas de ses titres immobiliers dévalorisés, il avait imaginé avec jubilation l’onde de choc parmi ses petits camarades et il avait su qu’ils tremblaient tous de peur, parce que les comptes de toutes les banques étaient criblés d’actifs toxiques. Mais il n’y avait rien eu : les petits contribuables avaient payé pour les milliardaires en danger et les pertes avaient été mutualisées. Le gouvernement américain avait racheté les actifs pourris. Dans un scandale encore plus incroyable que celui des oligarques russes, puisque par une ruse de l’argent personne n’avait eu le choix – c’était sauver les banques ou périr tous -, et alors même que la crise économique ruinait les petits épargnants, asséchait les entreprises, et que les chômeurs, par dizaines de millions, allongeaient leurs files, l’essentiel avait été préservé, au prix de quelques boucs émissaires et de licenciements de traders sans importance. Et au vu du taux de l’argent et de la disparition des banques rivales, on pouvait même s’attendre à de merveilleux bonus en fin d’année


En clin d’oeil aux textes d’Asphodèle en « T », Voici un texte qui dissimule des mots en « T »

Tente – Trouvée chez educol.net

Je sais que la Belle Isa aurait préféré des anagrammes, mais je suis plus à l’aise dans les synonymes, alors … je fais keske je veux ^^

Trompette : Trouvée chez gingerinteriors

Voici l’objet du délit, j’ai mis en gras en italique les mots qui sont à retrouver.

Je me suis bien amusée à faire cet exercice de style, j’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi pour le déchiffrer

Trotinette dans l’espace ^^ :Trouvé dans la nouvelle république du 8 juin 2012

un peu d’aide néanmoins, la Rivière = il faut trouver son nom et d’ici quelques jours elle sera au centre de tous les jeux

Peugeot Torpédo au musée de l’automobile à Mulhouse : Trouvée sur l’internaute.com

Les percussions sur la Rivière ont sonnées dans un grand ramdam qui n’avait rien de contenu

Alors que je ne révèle aucun secret, pour peu qu’il y en est un, en annonçant la chasse aux « T » est lancée.

Du rabat-joie au ménestrel en passant par l’agitateur, tous  importunent quelque peu les oncles et leurs femmes pour obtenir,et toujours retenir la médaille dans leur filet.

C’est une lame de fond, dans un fracas,  une clameur… qui paralyse ces pauvres « T » blottis dans les bas-fonds d’un souterrain.

Sans ostentationfrissonnant de peur,ils se modifient pour se fabriquer un décor de scène qui leur permettra de se métamorphoser enfin et finir parfaitement invisibles

Toutânkhamon sur Wikipedia

Alors à vos méninges, triturez les bien. Allez dans le jardin d’Asphodèles tenter votre chance avec un texte contenant les mots choisis, si vous vous en sentez le courage. Pour ma part, je n’en suis pas cap, je suis une insoumise qui ne sait rien faire à la demande 😆

Amusez-vous bien et profitez du soleil tant que vous en avez ^^

A très bientôt pour la suite

Un auteur : Anna Gavalda

Publié: 22 avril 2012 dans Livres

Gavalda… Anna Gavalda !
 
Anna Gavalda

Image tirée de Babelio

J’ai lu des avis dithyrambiques concernant cette écrivaine. Tellement, que le trop étant l’ennemi du bien, je ne me suis pas résolue à acheter un de ses livres jusqu’à lété dernier où j’ai acheté dans une station essence sur l’autoroute (j’étais en panne de lecture ^^) la consolante …
Pfff, j’ai pas aimé du tout enfin ce n’est pas tout à fait ça, je n’ai aimé qu’une grosse centaine de page au milieu du pavé de la ‘ six-centaine’ de pages que compte la version de poche, j’ai trouvé qu’elle voulait écrire « jeun’s ‘ » et ça m’a totalement déplu comme style. J’ai décidé d’acheter un autre titre pour voir si c’était juste une erreur de casting ou si finalement ce n’était pas mon genre tout simplement.
J’ai jeté mon dévolu sur « je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » et là pire que la consolante, je me suis ennuiée, car il n’y avait pas une seule nouvelle dans le recueil qui m’ait fait rêver pfff, je me suis demandée ce que mes amis l’artiste et mistouflette pouvaient lui trouver !!! Sérieux, j’ai eu l’impression d’avoir jeter mon argent par les fenêtres ^^. Je me suis dit, « c’est bon laisse tomber , elle n’a décidément aucune magie pour toi cette gonz…e » 
Fin de l’été, automne … hiver printemps  et en début de mois,  je vais faire mes courses dans un petit super marché de quartier – qui n’a que peu de choix de bouquin d’ailleurs- et je prends 2 poches, Philippe Djian dont j’ai entendu parler « en bien » et à nouveau un Gavalda car je trouve la couverture sympa, le titre attrayant et la 4eme de couverture plaisante, mais surtout… parce que je fais abstraction de l’auteur -le bouquin était à côté de Djian- et lorsque je suis arrivée à la maison et que j’ai vu le nom… je me suis traitée de tous les noms d’oiseaux.
Au bout du compte, j’ai lu Incidences de Philippe Djian et je ne peux pas dire que j’ai aimé ni détesté, j’ai été dérangé et je n’arrive pas à ce jour à analyser l’émotion que ce livre m’a apporté, je n’en suis pas ressortie indemne, mais pas transportée… Bref sensation bizarre.
Là, j’ai pris le parti de lire de suite « Ensemble, c’est tout » de Anna Gavalda pour « être débarassée » -comme lorsqu’il y a un paquet de bonbons avec des parfums que je n’aime pas, je les mange en 1er ^^- et passer à autre chose.
Et là, j’ai a.d.o.r.é !!! Quelle bonne surprise, c’était bien écrit ! rempli d’humour et de tendresse, de vie et de leçon de vie… J’ai ri aux larmes, j’ai aussi versé quelques larmes, je me suis émue et j’ai eu très envie de rencontrer pour de « vrai » les personnages du roman.
Il y a tout ce que j’aime, du suspense, du rêve et de la vie.
 
 

L’histoire en bref et à ma sauce :

  • Camille jeune femme anorexique et mal dans ses basquets, 
  • Philibert jeune aristot bègue, hyper stressé, rempli de toc et amoureux de l’Histoire avec un grand « H »
  • Franck, jeune cuistot talentueux acariâtre, amoché de la vie amoureux des grosses cylindrées et « baiseur » né 
  • Paulette, grand-mère de Franck qui –comme ma petite mère maintenant- perd  les pédales  et a peur de finir dans un mouroir « si bonne à rien »

Ces quatre fracassés de la vie vont se retrouver en coloc ensembles et ce qui les détruit individuellement va en groupe dévoiler ce qu’il y a de meilleurs en eux et chacun va servir de tuteur à l’autre et ils vont grandir et exploser comme un feu d’artifice. C’est tout simplement magique et magnifique plein d’humanité

Il existe le film tiré de ce roman, je ne l’ai pas vu et je pense que je ne le verrai pas… Car « ma » Camille ne ressemble en rien à Audrey Tautou, elle est plus petite, plus menue diaphane avec des cheveux en pétard ; « Mon » Franck n’a rien de commun avec Guillaume Canet, il ressemble à mon voisin d’en face –que je ne connais pas- qui marche comme un ours et qui a toujours l’air en colère, mais qui s’illumine lorsqu’il a son gamin ; « Mon » Philibert, a le physique de Croquigol et  la voix de Lambert Wilson et « ma » Paulette, c’est « ma » Thérèse ma chère amie amoureuse des plantes, de la couture et de ses petits enfants.
Bref, vous l’aurez compris, mon imaginaire a pris une telle place dans ce roman, que je n’ai pas envie de perdre mon rêve ^^

Emprunté à la Gazette des souvenirs

Pour finir, quelques extraits de « Franck » dans tous ses états –enfin presque ^^-

[… Ce ne fut qu’un petit gémissement d’abord, comme si quelqu’un venait de le pincer, puis tout son corps le lâcha. Il se mit à trembler de la tête aux pieds, sa poitrine s’ouvrit en deux et libéra un énorme sanglot.  Il ne voulait pas, il ne voulait pas, putain. Mais il n’étai plus capable de se contrôler. Il pleura comme un gros bébé, comme un pauvre naze, comme un mec qui s’apprêtait à dézinguer la seule personne au monde qui l’avait jamais aimé. Qu’il avait jamais aimée…]
[… Alors qu’elle se retournait, tranquillement, l’esprit encore embrumé et les mains dans les poches, elle sursauta et ne put s’empêcher de pousser un petit cri idiot.
Un grand type, tout de cuir noir vêtu, botté et casqué se tenait juste derrière elle.

-Euh, bonjour… finit-elle par articuler.
L’autre ne répondit pas et tourna les talons.
Il avait enlevé son casque dans le couloir et entra dans la cuisine en se frottant les cheveux :
-Hé Philou, dis voir, c’est quoi la tantouse dans le salon, là ? C’est un de tes copains scout ou quoi ?
-Pardon ?
-Le pédé qu’est derrière mon canapé…

Philibert, qui était déjà passablement énervé par l’ampleur de son désastre culinaire, perdit un peu de son aristocratique nonchalance :
-LE pédé, comme tu dis, s’appelle Camille, rectifia-t-il d’une voix blanche, c’est mon amie et je te prie de te comporter en gentleman car j’ai l’intention de l’héberger ici quelque temps…
-Oh, ça va… T’énerve pas comme ça… C’est une fille tu dis ? On parle bien du même lascar ? Le petit maigrichon sans cheveux ?
-C’est une jeune fille en effet…
-T’es sûr ?
Philibert ferma les yeux. …]

[… Il se laissa tomber à ses pieds et s’adossa contre le radiateur.
-Ça va ?
-Mmmm.
-Qu’est-ce que tue fais ?
-…
-Tu fais la gueule ?
-…
Ils se tinrent par la barbichette pendant un bon quart d’heure puis il se frotta la tête, ferma les yeux, soupira, se décala, un peu pur se retrouver bien en face d’elle et lâcha d’une voix monocorde :

-Ecoute-moi, Paulette Lestafier, écoute-moi bien : « Tu vivais seule dans une maison que tu adorais et que j’adorais aussi. Le matin, tu te levais à l’aube, tu préparais ta Ricoré et tu la buvais en regardant la couleur des nuages pour savoir quel temps il allait faire. Ensuite, tu nourrissais ton petit monde, c’est ça ? Ton chat, les chats des voisins, tes rouges-gorges, tes mésanges et tous les piafs de la création. Tu prenais ton sécateur et tu faisais leur toilette et tes fleurs avant la tienne. Tu t’habillais, tu guettais le passage du facteur ou celui du boucher. Le gros Michel, cet escroc qui te coupait toujours de biftecks de 300 grammes quand tu lui en demandais 100 alors qu’il savait très bien que tu n’avais plus de dents… Oh ! Mais tu ne disais rien. Tu avais trop peur qu’il oublie de klaxonner le mardi suivant …][…  « C’est vrai, je ne t’appelais pas, mais je pensais à toi tu sais … Et, à chaque fois que je revenais te voir, je n’avais pas besoin des rapports de la sainte Yvonne qui me prenait à part en me tripotant le bras pour comprendre que tout ça fichait le camp… Je n’osais rien te dire, mais  je le voyais bien que t’étais plus aussi coquette, que tes cheveux avaient une couleur vraiment bizarre et q ta jupe était à l’envers. …][… et que tu te cognais partout… Oui, ne me regarde pas comme ça, mémé…] Je les ai toujours vus tes énormes bleus que t’essayais de cacher sous tes gilets…][…

Elle le regardait interloquée.
-Voilà c’est bon. J’ai dit tout ce que j’avais sur le cœur et maintenant, j’arrive plus à me relever parce que j’ai mal au c… aux fesses. Alors ? Qu’est-ce que t’es entrain de coudre, là ?

-C’est toi, Franck ? C’est bien toi ? C’est la première fois de ma vie que je t’endends causer aussi longtemps… Tu n’es pas malade au moins ? …]

Voilà, je m’arrête. Sinon, je vais vous recopier tout le livre ^^
Bon dimanche et bonne semaine à tous.
Je suis entrain de vous préparer un petit jeu, mais j’hésite encore ! Alors … Patience et à bientôt 

J’aime l’ambiance des polars suédois qui sont assez noirs, sans complaisance et très réalistes, mais en même temps avec un rythme et un suspens qui fait que le lecteur a du mal à se détacher de son livre pour aller faire autre chose. Chaque fois, c’est la même chose, je me sens frustrée lorsque j’arrive à la fin.

Je n’ai pas dérogé à la règle, j’ai adoré les romans de Camilla Läckberg, J’ai lu tout ce qu’il y avait à lire de cette romancière suédoise, sans me lasser, sans trouver de défauts, sauf peut-être dans certains d’entre eux, la perte de d’intérêt pour Erica,le personnage principal de la série, au profit de son policier de mari Patrick.
Mais dans ce dernier roman  non, elle a repris de la consistance, du volume bref… sa place au sein de l’histoire. Ce que j’aime dans cette série de roman (La Princesse des glaces, Le prédicateur, Le tailleur de pierre, L’oiseau de mauvaise augure), c’est qu’il y a « une famille » au sens large qui vit grandit en parallèle de l’intrigue.
On suit ces personnes qui gravitent autour des personnages principaux, Erica et Patrick, qui ont leur propre histoire que l’on a envie de connaître sans que pour autant cela nuit au déroulement de l’intrigue.

Camilla Läckberg

Dans ce roman, Erica trouve dans le grenier de leur maison, une malle pleines de souvenirs gardés par sa mère défunte. Elle est surprise par les souvenirs qui s’y cachent et est intriguée par de petits carnets bleus (journaux intimes que tenait sa mère dans sa jeunesse) une médaille ornée d’une croix gammée ainsi qu’une brassière maculée de sang.

Qui avait été en réalité, la femme qui se cachait derrière cette mère froide et sans chaleur ? Pour en savoir plus, elle contacte un professeur d’histoire à la retraite, Erik Frankel, spécialiste de la seconde guerre mondiale pour connaître l’origine de la médaille.

L’homme qui la reçoit a un comportement étrange qui la met mal à l’aise. Deux jours après sa visite, il est assassiné.
Avec ce cinquième roman, On passe avec délectation de la Suède actuelle où vit Erika vers celle de la seconde guerre dans laquelle, se débat sa mère Elsy, jeune suédoise douce et naïve. On baigne avec ce polar bien noir, dans deux mondes où se confrontent l’Histoire et le dénie de celle-ci par des corpuscules néo-nazis.

On retrouve avec plaisirs les autres personnages déjà connus et notamment Bertil Mellberg qui pour ma part, me fait mourir de rire et qui peut-être à cause –ou grâce- à cela me fait ressentir, cette fois-ci, de la tendresse pour ce personnage.
Une petite nouvelle vient augmenter les rangs du commissariat, Paula jeune femme typée, née dans Chili que sa mère et elles ont fui quelques décennies plus tôt à cause du régime totalitaire que nous connaissons tous.
C’est justement Paula qui a guidé mon choix d’extrait. Pour le remettre dans le contexte -sans pour autant en dévoiler l’intrigue- Paula pour le besoin de l’enquête effectue des recherches sur une organisation néo-nazie « les amis de la Suède »

Frustrée, elle continuait à cliquer. D’où venaient tous ces gens ? D’où sortait toute leur haine ? Elle pouvait concevoir une animosité dirigée contre des individus en particulier, des personnes qui avaient fait du tort à quelqu’un. Mais haïr des gens sans discernement parce qu’ils venaient d’un autre pays, ou pour la couleur de leur peau ? Non elle n’arrivait pas à le comprendre.
Personnellement, elle haïssait les bourreaux qui avaient tué son père. Elle les haïssait au point qu’elle pourrait les tuer sans hésiter si elle en avait l’occasion s’ils étaient encore en vie. Mais sa haine s’arrêtait là, alors qu’elle aurait très bien pu grandir et s’étendre. Elle avait refusé d’y céder. Au lieu de cela, elle l’avait limitée aux hommes qui avaient fait feu sur son père. Sil elle ne l’avait pas limitée, elle aurait fini par détester son pays d’origine. Et comment pourrait-elle faire ça ? Comment pourrait-elle vivre en détestant le pays où elle était née, où elle avait fait ses premiers pas, où elle avait eu ses premiers amis, été assise sur les genoux de sa grand-mère, entendu des chansons le soir à la veillée et dansé lors des fêtes ? Comment pourrait-elle haïr tout cela ?
Mais ces gens… Elle fit défiler le document et lut les colonnes disant que les hommes et les femmes comme elle devaient être exterminés, ou au moins chassés vers leur pays d’origine. Et il y avait des photos. Beaucoup de l’Allemagne nazie, bien entendu. Les photos en noir et blanc qu’elle avait vues tant de fois déjà, des monceaux de corps nus et décharnés jetés comme des déchets dans les camps de concentration. Auschwitz, Buchenwald, Dachau… tous ces noms aux sonorités familières et terrifiantes, pour toujours associés au mal absolu. Mais ici, il y avant ces phalanges aussi. Peter Lindgren en faisait partie. Il soutenait que ça n’avait jamais eu lieu. Que six millions de juifs n’avaient pas été tués, chassés, tourmentés, torturés, gazés dans les camps d’extermination pendant la seconde guerre mondiale. Comment pouvait-on nier une telle chose, alors qu’il en restait tant de traces, tant de témoins ? Comment fonctionnaient les cerveaux tordus de ces gens ?

L'enfant Allemand - photo empruntée au site de la fnac


Je viens de finir La ballade de Lila K de Blandine Le Callet et je me retrouve dans une grande tristesse car c’est fini.
Je me suis attachée à cette jeune fille et j’aimerai bien la voir vieillir encore un peu.
Tout ça pour vous dire que ce livre m’a passionné je l’ai lu en une semaine –ce qui est plutôt rare de ma part, car j’ai peu de temps à accorder à la lecture- pour se faire j’ai prolongé mes pauses repas de 45 mn à 1h00 🙂 car j’étais boulimique de savoir la suite. Et quand c’est fini, j’ai des regrets pfff, pas compliquée du tout la Annie ^^
Alors maintenant passons au plat de résistance. J’e m’en vais vous présenter, l’auteur, l’histoire, vous en livrer un extrait choisi et vous en donner  mes ressentis et mon modeste avis.

L’auteur :
Blandine Le Callet, Jeune auteur né en 1969, rêvait déjà d’écrire  à 10 ans, mais elle commencera sa vie professionnelle en tant que maître de conférence à Paris XII . Son 1er roman « Pièce Montée »  publié en  2006 a trouvé un vif succès, son second roman, la balade de Lila K. parut en 2010 fait semble-t-il l’unanimité.

http://www.lefigaro.fr/livres/2010/12/16/03005-20101216ARTFIG00444-blandine-le-callet-penser-la-ville-eternelle.php

Quatrième de couverture :
La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge.
Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue.
Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité.
Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère. Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d’enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore… Roman d’initiation où le suspense se mêle à une troublante histoire d’amour, La ballade de Lila K est aussi un livre qui s’interroge sur les évolutions et possibles dérives de notre société.

Un extrait :
…[J’ai faim. Elle dort dans le grand lit. Ses cheveux répandus me cachent son visage. Ce serait si bon de le revoir, après toutes ses années. Je pourrais marcher vers elle, écarter ses cheveux, et contempler ses traits, effacer d’un coup cet oubli scandaleux. Mais j’ai faim, ça m’obsède. Je suis trop petite pour ouvrir les placards. Aucune chaise sur laquelle je puisse monter. JE ramasse les miettes qui traînent sur la table. Je récupère par terre la boite de la veille et je gratte avec le doigt la fine pellicule séchée sur la paroi. Ça m’aidera à tenir.
– Maman, j’ai faim.
Elle grimace.
– Parle moins fort, bébé, j’ai mal au crâne.
Quand elle fait cette tête-là, danger, tout peut aller très vite. J’ai peur qu’elle se mette en colère, si j’insiste, mais j’ai trop faim pour la laisser tranquille. Je répète : Maman, j’ai faim, j’ai faim, maman. Puis je me recroqueville en attendant la suite. ]…

Dès les premières lignes, j’ai ressenti la peine de cette petite Lila que l’on arrache à sa maman. Elle sera conduite dans un centre où l’on s’occupera d’elle jusqu’à sa majorité, sans lui laisser le moindre souffle de liberté et de décision. Pour son bien on mettra tout en œuvre, éducation, « renutrition », opération… Lila n’a pas eu une enfance facile … Pour autant sa maman lui manque et elle sera tout le temps en quête de la retrouver, de savoir ce qu’elle est devenue et connaître son histoire.
Lila se révèle être une petite fille surdouée et asociale. Elle ne supporte ni les contacts, ni la lumière, ni les odeurs elle est limite anorexique et elle devra lutter toute sa durée d’internement pour donner le change et faire croire à l’administration qu’elle est « réinsérable ». Pourtant elle restera lucide, caustique et  très réaliste à la fois sur elle et sur le monde qui l’entoure.
Le contexte de l’histoire est très réaliste. On ne se rend compte que plus tard que l’histoire se déroule dans le siècle prochain … dans un futur plausible, avec une vie intra-muros  aseptisée à outrance ou le papier est considéré comme dangereux pour la santé publique et une vie extra-muros , la « zone » où tout n’est que chao et désolation, cet « état de lieux » m’a rappelé « Globalia » de Jean-Christophe Rufin –mais la comparaison s’arrête là- .
Lila est la naratrice, elle nous décrit d’année en année sa vie, ses ressentis, ses espoirs et désespoirs ses états d’âmes. Bref Blandine Le Callet nous fait voyager dans cette vie qui pourrait bien devenir réalité si nous n’y prenons garde, nous n’en ressortons pas indemnes et nous suivons avec émotions l’histoire de cette petite Lila pleine de ressources et de force.
A lire sans modération


Aymeline m’a envoyé le livre voyageur Quand souffle le vent du nord.
J’ai été très émue lorsque j’ai trouvé dans mon courrier cette enveloppe. Les personnes que l’on voit sur la toile deviennent, par l’intermédiaire du facteur, réelles et ça m’a fait « tout drôle » mais c’était une superbe sensation.
Du coup, je venais juste de commencer Romain Sardou et je l’ai laissé tomber comme une vieille chaussette pour lire Glattauer Daniel « Quand souffle le vent du nord ».
J’ai eu une impression mitigée en lisant ce roman. Dire qu’il m’a transporté est exagéré, mais je l’ai lu volontiers et rapidement (en 3 jours mamzel Asphodèle ^^), ça coule bien et c’est un roman épistolaire moderne à part que bien évidement comme la correspondance est plus rapide par le net, la densité du texte est moins épaisse. Ma plus grosse déception c’est que ça sent dès le début le jus de boudin de la fin. A part ça ce roman se lit facilement et même s’il ne me laissera pas un souvenir impérissable, (mais meilleurs que la saga des Henri de Jean D’Aillon car là j’ai souffert pour arriver à m’ « in-digérer » des trois volumes ^^) j’ai pris du plaisir à le lire.

glattauer

Daniel Gkattauer - Evène

Daniel Glattauer, la quarantaine Viennois de naissance, commence sa vie professionnelle comme journaliste avant de s’adonner à temps plein à l’écriture. Il est l’auteur de plusieurs romans et d’ailleurs Il aurait donné une suite avec « La septième vague »… pour le moment je n’ai pas envie d’aller lire la suite, à voir avec le temps.

Quend souffle le vent du nord

Ecrire Leike en lieu et place de Like, ouvre la porte à une correspondance par email entre deux personnes Emmi et Léo. Peu à peu au fil du temps leur échange s’étoffent et deviennent indispensables pour les deux protagonistes. Tous deux repoussent au mieux l’envie commune de se rencontrer. Emmi n’est pas libre et Léo lui est un convalescent des maux de cœur et se remet péniblement d’un échec sentimental. Ils font toutefois la démarche de se rencontrer mais sans se rencontrer… A savoir qu’ils se donnent rendez-vous dans un grand café de Vienne, mais sans pour autant se faire reconnaître de manière de laisser à l’autre la possibilité de se voir, mais sans être sur d’avoir reconnu la bonne personne. Bref, vous vous en doutez ils sont bercés très pré du mur tous les deux. Pour ma part, Emmi m’agace un peu beaucoup, je la trouve un peu trop enfant gâté et Léo m’agace beaucoup car il s’enfère dans une relation qu’il sait ne pas lui apporter son bonheur.

Pour une fois, je ne mettrai pas d’extrait, car sorti de son contexte ce qui m’a fait sourire, manque totalement de saveur planté « là »

Merci Aymeline pour ce joli moment, la réception de colis, ton gentil petit mot et celui d’Isa m’ont apporté à eux trois un infiniment plus grand plaisir que le roman lui-même.