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Barbara Constantine : Et puis, Paulette…

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4eme de couverture :

Ferdinand vit seul dans sa ferme. Et ça ne le rend pas franchement joyeux.
Un jour, il passe chez Marceline, sa voisine, et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer.
Très naturellement, ses petits-fils, les Lulus, lui suggèrent de l’inviter à la ferme.
L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

L’auteure :

df1a3f33b70a0c9f0a74d31bf6b9f545a7c82a43C’est la fille d’Eddy Constantine, née à Nice en 1959 ou 1955 (les sources n’ont pas l’air d’accord 🙂 ). Elle commence sa carrière professionnelle en tant que scripte pour le cinéma ensuite comme céramiste pour finalement se donner, si j’en crois par le seul titre que j’ai lu d’elle, avec talent au métier de romancière. Elle a une passion pour la nature et les vieilles pierres à retaper qui la conduisent régulièrement à faire des aller-retours entre Paris et la campagne. Elle a également un véritable tendresse pour les chats et on le ressent dans son roman car ils y sont bien décrits.

Extraits :

Alors, il commence à tourner autour du pot, à parler pour ne rien dire, tente de se faire comprendre à demi-mots. (Il aime bien l’expression « lire entre les lignes » aussi). Il est tellement convaincu que les mots trahissent la pensée qu’il préférait fonctionner à l’instinct et lui laisser faire le boulot. Tout en admettant, avec lucidité, qu’il lui a souvent joué des sales tours, ce con-là ! Une chose entraînant l’autre, sans le vouloir, il a peur de provoquer un trop-plein d’émotion, un épanchement de larmes ou un dévoilement de secret

Parce que Mireille était allergique, il avait bien été obligé d’accepter de le garder. Oui oui, c’est d’accord, grand-père Ferdinand va s’occuper de vot’ minet…
A choisir, il aurait préféré un chien. Même s’il avait juré, six mois plus tôt, qu’il n’en reprendrait plus jamais d’autre après Velcro. Parfaitement idiot, pas du tout obéissant, gardien passable, mais si affectueux …/…

Les chats, s’est simple, il ne les aimait pas. Fourbes, sournois, voleurs et compagnie. A peine bons à chasser les souris et les rats …/… Résultat : le soir même du déménagement, la boule de poils s’est installée sur son lit, sans qu’il ose le chasser, il était si petit…, le deuxième, sous l’édredon, collé tout contre lui, le museau dans le creux de l’oreille …/… et arrivé à la fin de la semaine, il mangeait sur la table dans un bol marqué à son nom. Manquait plus que le rond de serviette pour que ce soit complet !

– Eh oui, dites, pourquoi Chamalo ?
– C’est pas moi ça, c’est les lulus qui ont choisi. Ils l’ont trouvé si doux, si moelleux qu’ils lui ont donné un nom de guimauve !
– C’est mignon. Ça sonne un peu masculin, mais c’est ça qui est drôle.
– Qu’est-ce qui est drôle ?
– Chamalo, le petit chat malhonnête. C’est vrai.
– Mais …
Sa première réaction a été de penser qu’elle se trompait. Parce que, quand même, il aurait remarqué si le chaton n’avait pas eu de … ET là, le doute s’est insinué. Il a eu beau fouiller sa mémoire, il n’arrivait pas à visualiser les petites pelotes sur l’arrière-train de son chat.

C’est la première fois qu’ils se servent d’un thermomètre électronique. Mine a expliqué le fonctionnement de la machine. Quelques secondes dans le creux de l’oreille et hop, ça sonne et la température s’affiche. Ils trouvent ça magique. L’impression d’être dans un film de science-fiction. Ou plutôt, non, dans la série Star Trek. Ils se rappellent ensemble du docteur Spock et de ses oreilles pointues, les piqûres sans seringue, les anesthésies générales en appuyant juste avec deux doigts dans le cou et plouf ! les gens tombent raides par terre…

Ils se sont mis à trois pour la hisser. Et Simone s’est bouché les oreilles en murmurant : ça y est, elle recommence à débloquer, quand elle s’est mise à chanter à tue-tête : Aïm ségué aine ze rêne, aïm ségué aine ze rêne, ouate et biou tifoul fi léne, aïm rapi e gaine… Un hommage au film qu’elle ne ratait sous aucun prétexte quand il passait à la télé, au moment de Noël. Elle n’avait jamais très bien compris l’histoire, ni ce qu’ils baragouinaient dans leurs chansons, mais ça lui plaisait bien que des gens se mettent à danser et à chanter sous la pluie en ayant l’air content. Elle trouvait ça épatant. On voyait jamais personne faire ça dans la vraie vie. A part les enfants. Et encore, fallait que les parents soient pas dans les parages…

Mon ressenti :

J’ai adoré, je n’ai pas pu le lâcher et j’aurai aimé qu’il dure encore… Barbara Constantine a plein de choses encore à nous raconter sur cette coloc solidarvioc. Paraît qu’il y a un site, mais je ne suis pas arrivée à le trouvé … Suprimé depuis la parution du livre ??? peut-être.

Plutôt que dire, c’est un joli roman, j’ai plutôt envie de dire c’est un joli moment de vie… de solidarité… de rencontres improbables que ce soit Cornélius l’âne qui sait ouvrir les verrous, Mo-je le vieux chat grognon, Chamalo ou Berthe la vieille chienne qui sont partie prenante de la vie de Ordinant, Marceline, Guy, Simone, Hortense, Muriel, Kim et puis Paulette …

Une jolie tranche de vie que l’on pourrait voir exister si l’on se préoccupait plus du bien-être de notre voisin que de nous-même :). Je trouve que c’est une belle leçon de vie, mais ce n’est que mon ressenti. Peut-être que vous avez un autre avis.

 

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Jo NESBO, Le bonhomme de neige
(une enquête de l’inspecteur Harry Hole) traduit du norvégien par Alex Fouillet

Ce livre m’a été offert par Ali, mon petit coloc norvégien, pour Noël l’an passé. J’ai pris la lecture mi-août et je viens de finir ce livre avec un peu de regret car j’aurai bien aimé en savoir plus.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai aimé (sourire).

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4 ème de couverture :

Les premiers flocons ont quelque chose de féerique. Ils rapprochent les couples dans la chaleur des veillées, étouffent les bruits, étirent les ombres et masquent les traces. Dans le jardin familial des Becker, un bonhomme de neige fait son apparition, sorte de croquemitaine blanc, ses grands yeux noirs braqués vers les fenêtres du salon. Le lendemain matin, la mère a disparu seule reste une écharpe rose autour du cou du bonhomme de neige…

Trop de femmes en Norvège, depuis des années, n’ont plus donné signe de vie le jour des premières neiges. Harry Hole reçoit une lettre qui lui annonce d’autres victimes. D’une sobriété étonnante, l’inspecteur va se retrouver confronté, pour la première fois de sa carrière, à un tueur en série agissant sur son territoire. L’enquête le conduira jusqu’au gouffre de la folie.

 

L’auteur :

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Jo Nesbø est né à Oslo le 29/03/1960. D’après ce que j’ai pu en lire, c’est un écrivain renommé en Norvège, mais pas que, il serait également journaliste économique ainsi que musicien -auteur et interprète –

Ces romans sont traduits dans de nombreux pays et il est en passe de devenir un des grands du thriller (je n’aime pas ce mot) international.

Il a débuté sa vie professionnelle en tant que journaliste économique, puis a bifurqué dans les années 90 vers la musique en tant qu’auteur, compositeur et interprète du groupe Di Derre.

C’est en 1997 qu’il se fait connaître avec son premier polard L’Homme chauve-souris (il reçoit même un prix littéraire) premier polard mettant en scène l’inspecteur Harry Hole.

 

Extraits :

La neige du jardin renvoyait assez de lumière pour qu’il puisse distinguer le bonhomme de neige en contrebas. Il avait l’air seul. On aurait dû lui donner un bonnet et une écharpe. Et peut-être un manche à balai à tenir. Au même instant, la lune surgit derrière un nuage. Les dents noires apparurent. Ainsi que les yeux. Jonas inspira machinalement et fit deux pas en arrière. Les yeux de gravier scintillaient faiblement. Et ne se contentaient pas de regarder le mur de la maison. Ils regardaient en l’air. Vers Jonas. Qui tira les rideaux et retourna se blottir dans son lit.
…/…
C’est alors qu’il aperçut le bonhomme de neige. Il était toujours immobile, tourné vers la maison, baignant dans la froide clarté lunaire. Pourtant, il y avait quelque chose de différent chez lui, de presque humain, de familier. Jonas regarda la maison des Bendiksen. Il prit la décision de courir. Mais ne le fit pas. Il resta sur place, en sentant le vent prudent et glacial le transpercer. Il se tourna de nouveau lentement vers le bonhomme de neige. Car il venait de comprendre ce que c’était, ce qui avait rendu le bonhomme de neige si familier. On lui avait mis une écharpe. Une écharpe rose. Celle que Jonas avait offerte à maman pour Noël.

– Je veux que tu manges de la neige, jusqu’à ce que tu te pisses dessus. » La silhouette s’était placée légèrement hors du champ d’action que le câble d’acier accordait à Sylvia. Elle pencha la tête sur le côté et l’observa. « Jusqu’à ce que ton ventre soit si refroidi et plein qu’il ne parvienne plus à faire fondre la neige. Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que de la glace en toi. Que tu sois devenue ce que tu es réellement. Quelque chose qui ne ressent rien. »

– Mmm. Pourquoi ne voulais-tu pas que je dise à tes collègues de Bergen que tu étais là ?
– Quoi ?
– Je me disais qu’ils trouveraient ça cool de savoir que tu bossais sur une grosse affaire de meurtre dans la capitale.
Elle haussa les épaules et ouvrit la portière.
– Les Berguénois ne considèrent pas Oslo comme la capitale. Bonne nuit.
– Bonne nuit.

Mon ressenti : 

Mon premier roman de cet auteur. Une vraie découverte et un amour confirmé pour les polards « scandinaves ». Ce ne sera pas le dernier, j’ai bien l’intention d’en lire d’autres

Des épouses et mères, la première neige de la saison, un bonhomme de neige… Et ces femmes disparaissent … Tel est le fil d’Arianne de ce polard qui vous tient en haleine de la première à la dernière page.

Le policier, Harry Hole, apparemment très talentueux n’est pas décrit comme un héros. On y voit toutes ses faiblesses et ça rajoute, au lieu de la desservir, de l’émotion à l’histoire. Dès qu’il prend une enquête, celle-ci prend tout l’espace mental de cet homme qui en perd les repères courants pour se laisser approcher par ses démons. Il est top ce policier, psycho bien comme il faut ni trop ni trop peu

Polard très bien mené. J’ai pensé avoir trouvé le « coupable » mais finalement non, ce n’était pas celui auquel je pensais quoique … J’ai été prise dans l’histoire du début à la fin et j’ai eu du mal à m’en séparer même une fois l’histoire bouclée… Je ne verrai jamais plus du même œil un bonhomme de neige car ce roman m’a pas mal démoli l’image du « gentil bonhomme de neige » ^^

Si vous aimez le suspens, c’est le polard qu’il vous faut. Ce roman est glauque à souhait et l’auteur vous embarque totalement dans son histoire.

Pour info, il y a une adaptation cinématographique  qui est sortie cet été. Personnellement, je ne m’y intéresserai pas car je n’aime pas voir des films qui relatent un livre car j’y perds mon imaginaire.

 


ça faisait un moment que je ne partageais plus mes lectures avec vous. Deux bonnes raisons : je lis moins et plus lentement d’une part et d’autre part, mon nouveau pépère ne supporte pas de me voir avec un bouquin 😀

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IVème de couverture :

Dans la chaleur d’une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie hors du commun et tente de démêler l’écheveau de son destin.

Fils d’un modeste pelletier, il est devenu l’homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la guerre de Cent Ans. Il a changé le regard sur l’Orient. Avec lui, l’Europe est passée du temps des croisades à celui de l’échange. Comme son palais à Bourges, château médiéval d’un côté et palais Renaissance de l’autre, c’est un être à deux faces. Aussi familier des rois et du pape que des plus humbles maisons, il a voyagé à travers tout le monde connu.

Au faîte de sa gloire, il a vécu la chute, le dénuement, la torture avant de retrouver la liberté et la fortune.

Parmi tous les attachements de sa vie, le plus bouleversant fut celui qui le lia à Agnès Sorel, la Dame de Beauté, première favorite royale de l’Histoire de France, disparue à vingt-huit ans.

Son nom est Jacques Cœur.

 Il faut tout oublier de ce que l’on sait sur le Moyen Age et plonger dans la fraîcheur de ce livre. Il a la puissance d’un roman picaresque, la précision d’une biographie et le charme mélancolique des confessions.

L'auteur :

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Cet auteur a eu 1001 vies. Médecin, diplomate, académicien et grand voyageur « humanitaire » si je ne m’abuse, il a été entre autres au Nicaragua et au Rwanda.

Il est aujourd’hui reconnu comme un grand écrivain.

Pour ma part, je l’ai découvert avec La salamandre que j’ai adorée, par la suite on m’a offert rouge Brésil et je me suis ennuyée ^^. Si j’avais commencé par le « second », je n’aurai pas lu d’autres titre de cet auteur et s’eut été bien dommage.

Extraits :

Je ne sais si je les ai mis dans l’ordre… J’en ai tellement noté, que j’ai failli vous mettre le bouquin en entier 🙂 . J’en relevais de suite, mais d’autres je me les notais dans ma tête, puis une fois de retour à la maison, je partais en « arrière » chercher ce qui m’avait interpellé … Je ne suis pas sûre que ce soit la bonne méthode, va falloir que j’acquiers des mini post-it ce sera peut-être plus simple

Agnès me hante, depuis que j’ai évoqué ma rencontre avec elle. Pendant toutes ces années, je l’avais placée dans un retrait de ma mémoire, sous une châsse que je n’avais plus ouverte depuis sa mort. Tous mes souvenirs sont restés là, intacts, embaumés comme l’a été son corps. Mais il a suffi que je prononce son nom pour que l’ampoule se brise. Son visage, son parfum, sa voix envahissent tout.

…/…

A Florence, la richesse ne connaît ne pudeur ni interdit. La seule précaution que prennent ceux qui en font étalage est de veiller à ce qu’elle revête les apparences de l’art. La beauté est le moyen qu’emploient les puissants pour partager leur richesse avec le peuple

…/ …

La caravane passa lentement devant nous, et soudain, je compris ce qui m’émerveillait dans ce pays : il était le centre du monde. En lui-même il ne disposait pas de qualités exceptionnelles, mais l’histoire avait fait de lui le lieu vers lequel tout convergeait. 

…/…

Un grand amour, quand il approche, se laisse précéder de signes qu’il nous est impossible de déchiffrer d’abord. Ils ne nous deviennent intelligibles qu’après le reflux de la vague, quand elle découvre sur le rivage le désordre des souvenirs et des émotions. Alors, nous comprenons, mais il est trop tard.

…/…

La liberté que j’ai cherchée si loin et avec si peu de succès, je l’ai découverte en écrivant ces pages. Ma vie vécue fut tout entière effort et contraintes, combats et conquêtes. Ma vie revécue pour en faire le récit a repris la légèreté des rêves.

De créature, je suis devenu créateur.

… / …

Je peux mourir car j’ai vécu. Et j’ai connu la liberté

Mon ressenti :

Jacques Cœur écrit ses mémoires par l’intermédiaire de Jean Christophe Rufin, c’est un pur bonheur !!! C’est fluide, facile lire, très bien écrit et  plein de douceur malgré le côté sombre de l’histoire de Charles VII

L’histoire du XVème siècle apparaît claire et « d’actualité » presque par l’entremise de ce personnage ambitieux mais également humaniste qui en devenant l’argentier du roi a permis à la France de s’épanouir au travers du commerce.

Sa rencontre avec Agnès Sorel, sont pour lui un plus mais pour moi cela fait partie de sa biographie. Ce n’est pas un roman d’amour entre deux personnes, c’est plutôt l’histoire d’une vie d’un poète qui a rêvé une vie et en a vécu mille autres.

J’ai découvert ce personnage historique grâce aux écrits de l’auteur. Ce que j’en savais n’avait rien de glorieux, or ce récit est rempli de sensibilité et de clairvoyance, il se sait qu’il est comme nous dirions aujourd’hui sur un siège éjectable, même s’il ne veut pas y penser vraiment.

La postface est la colonne vertébrale du roman on continue de se sentir investi, tellement que j’ai bien l’intention d’aller à Bourges rendre visite à Jacques Cœur.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_C%C5%93ur

 


Premier roman de Michel BUSSI que je lis… J’en lirai d’autre car celui-ci m’a plu.

L’auteur :

La cinquantaine, auteur de polars, prof de géo à ses heures publie un premier roman en 2006 « Code Lupin » qui a été par la suite passé sous forme de feuilleton sur le journal Paris Normandie.

Il n’a pas démérité un roman par an et il est, au bout du compte, à ce jour le 5eme auteur le plus lu en France

Pour en savoir plus allez sur son site http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Bussi

Quatrième de couverture :

Un couple amoureux dans les eaux turquoise de l’île de La Réunion.
Farniente, palmiers, soleil.

Un cocktail parfait.

Pourtant le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de six ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l’île, est lancée

Mon avis :

C’est la première fois que je lis cet auteur, il était prof de géo ? Ben là pas de doute, il nous fait voyager.

J’ai aimé l’intrigue, on reste dans le doute presque jusqu’à la fin. Pour ma part, je me suis fait plusieurs « films » avant d’arriver à approcher de la vérité :). Je ne lis pas vite et pourtant là, en quatre jours j’ai plié le roman car c’est un bon polar qui m’a donné envie de ne pas le lâcher. Ça faisait un moment que ça ne m’était pas arrivé ^^

Le point de vue des différents protagonistes est pris en compte. Parfois on trouve la marée chaussée très « nulle » à d’autres moment on trouve Martial stupide ou « malhonnête » . Sofa est une petite fille géniale qui m’émeut du début à la fin.

Non seulement, Michel Debussy nous embrouille à souhait avec l’intrigue, mais nous sort d’un décor qui nous est traditionnel pour nous faire voyager à la Réunion. Et pour moi qui ne suis jamais allée bien loin, là j’ai été totalement dépaysée tant par les décors que par la langue … Au fait, j’ai adoré une expression pour parler des alloc « L’argent braguette » oh combien imagé mais tellement « bien vu »

Bref, j’ai aimé du début à la fin

Extraits :

Sofa, c’est la fille de Liane et Martial. Enfin Sofa, c’est son surnom, son vrai prénom c’est josapha. …/… Gabin a repéré le tempérament tyrannique de la petite blonde dès le premier jour, comme si la gamine s’était fixé comme unique devoir de vacances de pourrir celles de ses parents. Une surdouée, dans le genre.

Christos avait lu une maxime dans un vieux livre d’images colonial, « le créole est d’un naturel contemplatif ». Rodin, c’est l’image du livre. Depuis toujours, Rodin passe ses journées à regarder l’horizon sur son rocher noir, au bout de la digue du port de Saint-Gilles, tournant le dos à l’île, au port, aux bars, aux boites de nuit, au parking. Rien d’autre. Si tous les créoles sont philosophes, Rodin, c’est Diogène.

Imelda hésite une nouvelle fois à appeler Christos. Dans les romans policiers, elle peste toujours contre le héros qui pour des raisons parfaitement invraisemblables refusent de demander de l’aide de la police… et finissent par s’attirer les pires ennuis, quand ils ne se font pas trucider.

Et voilà qu’elle devient aussi sotte…

Le tourbillon des mots : Chœur à Cœur

Publié: 3 février 2015 dans Livres

Il s’agit d’un recueil de poèmes édité par des amateurs de poésie et dont l’intégralité des bénéfices sera reversé aux resto du cœur

Je trouve que c’est une jolie façon de donner un coup de pousse à ceux qui en ont besoin

Merci de faire suivre au plus grand nombre pour qu’ils puissent récolter tout plein de sous 🙂

Edition papier : 12 € et édition pdf 6 €

http://www.thebookedition.com/le-tourbillon-des-mots-choeur-pour-coeur-p-121658.html

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Quatrième de couverture :

« J’ai décidé hier après-midi de tuer ma fille. A quatre-vingts ans, cela ne va pas être facile. D’autant que je me déplace en fauteuil roulant. « . Mais cette octogénaire hémiplégique est bien déterminée à parvenir à ses fins. Car entre mère et fille, la haine est réciproque et implacable. Ancienne pianiste, adulée par les hommes, despotique, Eléonore ne s’est jamais préoccupée de personne sauf d’elle-même. Terne et aigrie, sa fille Elisabeth attend de pied ferme l’héritage. Et soigne sa mère indigne de façon très personnelle… »

 

L’auteure : Née en 1966 a fait d’abord carrière dans le journalisme avant de se lancer dans l’écriture de romans. Happy Birthday grand-mère a été son premier roman et il a eu un franc succès. Elle exerce aujourd’hui comme prof de français à l’Alliance française de Bordeaux.

J’avais déjà lu de cette auteure  « Marche arrière » et  « les petites sœurs ». J’avais été conquise alors tout naturellement, j’ai fini par lire  « Happy Birthday Grand-mère »… Dire que j’ai aimé c’est peu dire ^^, j’ai adoré

Mon ressenti :

Suite à un AVC, la narratrice Eléonore, femme octogénaire se retrouve, coincée dans un fauteuil, muette et hémiplégique. Sous prétexte de s’occuper de sa mère, sa fille Elisabeth et son gendre Michel viennent s’installer chez elle. Et là commencent le calvaire de cette vieille femme.
Les deux femmes n’ont jamais eu de rapports d’affection et cette situation ne fait qu’aggraver la situation. Oh la narratrice ne se laisse pas « faire » malgré son lourd handicap et elle fait face au mieux aux maltraitances mesquines et insidieuses que lui fait vivre sa fille. La mort subite de sa dame de compagnie va accélérer la situation, mais Charlotte  sa nouvelle gouvernante soufflera un air de liberté auprès d’Eléonore…

C’est féroce et drôle à la fois, même si l’on ne peut s’empêcher de grincer des dents parfois tellement les situations sont sordides et mesquines.

C’est tellement bien vu, l’auteure a décortiqué la relation mère fille dans la haine, l’avidité et la répulsion de l’autre. Elle aborde là une situation qui peut paraître surréaliste mais qui traite avec beaucoup de recul et de lucidité de la dépendance,  la vieillesse, la maltraitance mais aussi de l’amitié et de l’amour … Rien ne nous est épargné mais c’est superbement bien écrit on ne s’ennuie pas une seconde

Un extrait :

J’avais donc décidé d’aller chez le notaire pour me venger des humiliations qu’Élisabeth m’infligeait. Je savais qu’elle était obsédée par la perspective d’hériter de notre maison de famille. Et très inquiète à l’idée que je décide d’avantager son demi-frère. Brian vivait aux Etats-Unis et ne venait me voir qu’une fois tous les deux ans. Comme feu son père, il était brillant mais un peu volage.

Pour Élisabeth, occuper le terrain – c’est-à-dire ma maison – semblait le plus sûr moyen de parvenir à ses fins. Sans doute s’imaginait-elle ainsi pouvoir contester un héritage défavorable, en arguant qu’elle s’était occupée de moi jusqu’à ma mort. Quoi qu’il en soit, elle se montrait excessivement préoccupée chaque fois qu’une rencontre avec mon notaire était organisée. D’autant qu’en dépit de mon handicap, je parvenais à lui interdire d’assister à ces entretiens confidentiels.

A l’issue de chacun de mes rendez-vous avec Charles de Beaulieu, Élisabeth me jetait un regard interrogateur, parfois proche de la panique lorsque je la toisais d’un air moqueur. Un plaisir innocent dont je ne me privais pas. D’autant que durant les deux jours suivant ces visites, ma fille redoublait d’attentions à mon égard.

Ma visite chez mon ami Charles de Beaulieu avait également pour but de rappeler à ma fille que, même physiquement diminuée, j’étais encore propriétaire des lieux. Élisabeth ne manifestait pas une tendresse excessive à mon égard, mais il était clair qu’elle s’était prise d’une grande affection pour ma maison. C’était peut-être le seul sentiment que nous partagions, elle et moi.

 


Je viens de voir à vivement dimanche mon héro « Leny Escudéro » , il est venu « vendre » son livre …. Et je viens de le commander 😀

Voilà l’article paru dans le site du Cherche midi.

J’ai fait une copie de la page, j’espère qu’elle aura pris

Dès que je l’aurai lu, je viendrai vous le commenter et si vous êtes d’accord. J’en ferai un livre voyageur

Il nous a annoncé ses 80 printemps il les porte bien tout en fragilité et pudeur … Qu’est-ce que j’aime cet homme 😆

 
Ma vie n’a pas commencé
Collection Documents
28 mars 2013
ISBN : 978-2-7491-1569-6
18,50 € ttc

Au début des années 1960, à contre-courant de la vague yéyé qui déferlait, Leny Escudero a fait irruption dans les transistors avec ses chansons passionnées et romantiques. En particulier avec Pour une amourette, qui va faire le tour du monde et que va reprendre Sarah Vaughan : Pour une amourette/Qui m’avait souri/Je me suis fait honnête/J’ai changé ma vie. Personne ne s’y attendait, même pas lui !
Il n’était pas destiné à devenir chanteur. Né en Navarre, enfant de républicains espagnols réfugiés en France, élève de la communale à Mayenne, il s’était retrouvé ouvrier du bâtiment à Paris, à 20 ans à peine. « Créchant » à Belleville, devenu carreleur, que pouvait-il espérer de l’existence ?

La suite est racontée dans ce récit autobiographique : Ma vie n’a pas commencé. C’est un époustouflant feuilleton à épisodes multiples qui, entre rires et larmes, emprunte à la fois à l’émotion d’un Jules Vallès et aux fresques enlevées d’Alexandre Dumas père. Un ton unique.
Chez Leny Escudero, la maîtrise du verbe signe le début de l’émancipation. Parlée ou écrite, sa langue est chantante. Elle est à son image : directe et combative. Ce raconteur est un artiste de la liberté.

Leny Escudero est un guérillero infatigable, un éternel communard qui murmure fraternellement à l’oreille de son semblable : Viens, je t’emmène en ballade/Du côté de mon Paname/De ma folle jeunesse. […]/C’est la vie qui commence.

L’auteur
Leny ESCUDERO

Auteur-compositeur-interprète de chansons à grand succès (Ballade à Sylvie, Pour une amourette, Parce que tu lui ressembles, L’arbre de vie, Je t’attends à Charonne, Vivre pour des idées, etc.), Leny Escudero a aussi tourné pour le cinéma. Il a fait le tour du monde et construit une école en Afrique.

 

 


Fabrice HUMBERT: La fortune de Sila

Ben ça y est pfff, j’ai fini de lire ce roman. Je le dis tout de Go, je n’ai pas aimé et pourtant, je n’ai pas pu abandonner sa lecture !!!. ça fait partie des bizarerries qui m’habitent ^^.

J’ai trouvé ce livre d’un triste !!! Des parcours désabusés et en même temps très réalistes … et j’ai trouvé un manque complet de lumière, d’espoir ou de rêve.

Bien écrit et décrivant sans complaisance notre société actuelle, basée sur le fric, la mondialisation et le manque total de respect d’autrui et (plus grave) de soi. J’ai regretté de ne pas mieux connaître Sila, immigré africain,  qui a donné le titre du livre, mais qui n’a, à mon sens, que très peu d’existence et ne sert que de moteur à l’histoire des 4 autres.  Simon, surdoué en mathématique et autiste de la vie. Matthieu, ami de Simon, fils de bourge sans réelle ambition si ce n’est faire du fric. Lev petit prof russe qui devient suite (grâce ou à cause ?) à la chute du mur de Berlin un Oligarque russe. Mark américain caricatural fils à papa sans aucune valeur personnelle en quête d’une identité propre, de puissance et de reconnaissance.

On sort de cette lecture à la fois davantage au courant de ce qui se passe dans le monde des finances, et à la fois écœuré par cette société ou les fortunes se font et se défont sans aucun état d’âme.

L’auteur (j’ai pas trouvé grand chose, très discret le jeune homme) :

Voir l'article sur l'Est Républicain

Voir l’article sur L’Est Républicain

Fabrice HUMERT, jeune auteur, professeur en région Parisien, a publié son 1er roman en 2001, il a connu le succès en 2009 avec  « l’Origine de la Violence » en 2009. La Fortune de Sila est son quatrième roman.

Quatrième de couverture :

Paris, juin 1995. Dans un grand restaurant, un serveur est violemment frappé par un client. Autour de lui, personne n’intervient. Ni le couple russe , ni la femme de l’homme en colère, ni les deux jeunes traders. Une simple anecdote ? Pas même un fait divers ? De la chute du mur de Berlin à la crise financière de 2008, dans un monde façonné par l’argent, les destins croisés des acteurs de cette scène inaugurale tissent peu à peu une toile. Et au centre de la toile, Sila, le serveur à terre, figure immobile autour de laquelle tout se meut.

Un extrait – Se situe vers la fin du roman au moment où Simon analyse sa propre chute –

Il avait entendu parler de la menace des crédits hypothécaires, dits subprimes, à la fin de 2007, sans bien en mesurer l’impact. Mais, lorsque Lehman Brothers, à la stupéfaction générale, s’était effondré, dans le fracas de ses titres immobiliers dévalorisés, il avait imaginé avec jubilation l’onde de choc parmi ses petits camarades et il avait su qu’ils tremblaient tous de peur, parce que les comptes de toutes les banques étaient criblés d’actifs toxiques. Mais il n’y avait rien eu : les petits contribuables avaient payé pour les milliardaires en danger et les pertes avaient été mutualisées. Le gouvernement américain avait racheté les actifs pourris. Dans un scandale encore plus incroyable que celui des oligarques russes, puisque par une ruse de l’argent personne n’avait eu le choix – c’était sauver les banques ou périr tous -, et alors même que la crise économique ruinait les petits épargnants, asséchait les entreprises, et que les chômeurs, par dizaines de millions, allongeaient leurs files, l’essentiel avait été préservé, au prix de quelques boucs émissaires et de licenciements de traders sans importance. Et au vu du taux de l’argent et de la disparition des banques rivales, on pouvait même s’attendre à de merveilleux bonus en fin d’année


En clin d’oeil aux textes d’Asphodèle en « T », Voici un texte qui dissimule des mots en « T »

Tente – Trouvée chez educol.net

Je sais que la Belle Isa aurait préféré des anagrammes, mais je suis plus à l’aise dans les synonymes, alors … je fais keske je veux ^^

Trompette : Trouvée chez gingerinteriors

Voici l’objet du délit, j’ai mis en gras en italique les mots qui sont à retrouver.

Je me suis bien amusée à faire cet exercice de style, j’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi pour le déchiffrer

Trotinette dans l’espace ^^ :Trouvé dans la nouvelle république du 8 juin 2012

un peu d’aide néanmoins, la Rivière = il faut trouver son nom et d’ici quelques jours elle sera au centre de tous les jeux

Peugeot Torpédo au musée de l’automobile à Mulhouse : Trouvée sur l’internaute.com

Les percussions sur la Rivière ont sonnées dans un grand ramdam qui n’avait rien de contenu

Alors que je ne révèle aucun secret, pour peu qu’il y en est un, en annonçant la chasse aux « T » est lancée.

Du rabat-joie au ménestrel en passant par l’agitateur, tous  importunent quelque peu les oncles et leurs femmes pour obtenir,et toujours retenir la médaille dans leur filet.

C’est une lame de fond, dans un fracas,  une clameur… qui paralyse ces pauvres « T » blottis dans les bas-fonds d’un souterrain.

Sans ostentationfrissonnant de peur,ils se modifient pour se fabriquer un décor de scène qui leur permettra de se métamorphoser enfin et finir parfaitement invisibles

Toutânkhamon sur Wikipedia

Alors à vos méninges, triturez les bien. Allez dans le jardin d’Asphodèles tenter votre chance avec un texte contenant les mots choisis, si vous vous en sentez le courage. Pour ma part, je n’en suis pas cap, je suis une insoumise qui ne sait rien faire à la demande 😆

Amusez-vous bien et profitez du soleil tant que vous en avez ^^

A très bientôt pour la suite

Un auteur : Anna Gavalda

Publié: 22 avril 2012 dans Livres

Gavalda… Anna Gavalda !
 
Anna Gavalda

Image tirée de Babelio

J’ai lu des avis dithyrambiques concernant cette écrivaine. Tellement, que le trop étant l’ennemi du bien, je ne me suis pas résolue à acheter un de ses livres jusqu’à lété dernier où j’ai acheté dans une station essence sur l’autoroute (j’étais en panne de lecture ^^) la consolante …
Pfff, j’ai pas aimé du tout enfin ce n’est pas tout à fait ça, je n’ai aimé qu’une grosse centaine de page au milieu du pavé de la ‘ six-centaine’ de pages que compte la version de poche, j’ai trouvé qu’elle voulait écrire « jeun’s ‘ » et ça m’a totalement déplu comme style. J’ai décidé d’acheter un autre titre pour voir si c’était juste une erreur de casting ou si finalement ce n’était pas mon genre tout simplement.
J’ai jeté mon dévolu sur « je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » et là pire que la consolante, je me suis ennuiée, car il n’y avait pas une seule nouvelle dans le recueil qui m’ait fait rêver pfff, je me suis demandée ce que mes amis l’artiste et mistouflette pouvaient lui trouver !!! Sérieux, j’ai eu l’impression d’avoir jeter mon argent par les fenêtres ^^. Je me suis dit, « c’est bon laisse tomber , elle n’a décidément aucune magie pour toi cette gonz…e » 
Fin de l’été, automne … hiver printemps  et en début de mois,  je vais faire mes courses dans un petit super marché de quartier – qui n’a que peu de choix de bouquin d’ailleurs- et je prends 2 poches, Philippe Djian dont j’ai entendu parler « en bien » et à nouveau un Gavalda car je trouve la couverture sympa, le titre attrayant et la 4eme de couverture plaisante, mais surtout… parce que je fais abstraction de l’auteur -le bouquin était à côté de Djian- et lorsque je suis arrivée à la maison et que j’ai vu le nom… je me suis traitée de tous les noms d’oiseaux.
Au bout du compte, j’ai lu Incidences de Philippe Djian et je ne peux pas dire que j’ai aimé ni détesté, j’ai été dérangé et je n’arrive pas à ce jour à analyser l’émotion que ce livre m’a apporté, je n’en suis pas ressortie indemne, mais pas transportée… Bref sensation bizarre.
Là, j’ai pris le parti de lire de suite « Ensemble, c’est tout » de Anna Gavalda pour « être débarassée » -comme lorsqu’il y a un paquet de bonbons avec des parfums que je n’aime pas, je les mange en 1er ^^- et passer à autre chose.
Et là, j’ai a.d.o.r.é !!! Quelle bonne surprise, c’était bien écrit ! rempli d’humour et de tendresse, de vie et de leçon de vie… J’ai ri aux larmes, j’ai aussi versé quelques larmes, je me suis émue et j’ai eu très envie de rencontrer pour de « vrai » les personnages du roman.
Il y a tout ce que j’aime, du suspense, du rêve et de la vie.
 
 

L’histoire en bref et à ma sauce :

  • Camille jeune femme anorexique et mal dans ses basquets, 
  • Philibert jeune aristot bègue, hyper stressé, rempli de toc et amoureux de l’Histoire avec un grand « H »
  • Franck, jeune cuistot talentueux acariâtre, amoché de la vie amoureux des grosses cylindrées et « baiseur » né 
  • Paulette, grand-mère de Franck qui –comme ma petite mère maintenant- perd  les pédales  et a peur de finir dans un mouroir « si bonne à rien »

Ces quatre fracassés de la vie vont se retrouver en coloc ensembles et ce qui les détruit individuellement va en groupe dévoiler ce qu’il y a de meilleurs en eux et chacun va servir de tuteur à l’autre et ils vont grandir et exploser comme un feu d’artifice. C’est tout simplement magique et magnifique plein d’humanité

Il existe le film tiré de ce roman, je ne l’ai pas vu et je pense que je ne le verrai pas… Car « ma » Camille ne ressemble en rien à Audrey Tautou, elle est plus petite, plus menue diaphane avec des cheveux en pétard ; « Mon » Franck n’a rien de commun avec Guillaume Canet, il ressemble à mon voisin d’en face –que je ne connais pas- qui marche comme un ours et qui a toujours l’air en colère, mais qui s’illumine lorsqu’il a son gamin ; « Mon » Philibert, a le physique de Croquigol et  la voix de Lambert Wilson et « ma » Paulette, c’est « ma » Thérèse ma chère amie amoureuse des plantes, de la couture et de ses petits enfants.
Bref, vous l’aurez compris, mon imaginaire a pris une telle place dans ce roman, que je n’ai pas envie de perdre mon rêve ^^

Emprunté à la Gazette des souvenirs

Pour finir, quelques extraits de « Franck » dans tous ses états –enfin presque ^^-

[… Ce ne fut qu’un petit gémissement d’abord, comme si quelqu’un venait de le pincer, puis tout son corps le lâcha. Il se mit à trembler de la tête aux pieds, sa poitrine s’ouvrit en deux et libéra un énorme sanglot.  Il ne voulait pas, il ne voulait pas, putain. Mais il n’étai plus capable de se contrôler. Il pleura comme un gros bébé, comme un pauvre naze, comme un mec qui s’apprêtait à dézinguer la seule personne au monde qui l’avait jamais aimé. Qu’il avait jamais aimée…]
[… Alors qu’elle se retournait, tranquillement, l’esprit encore embrumé et les mains dans les poches, elle sursauta et ne put s’empêcher de pousser un petit cri idiot.
Un grand type, tout de cuir noir vêtu, botté et casqué se tenait juste derrière elle.

-Euh, bonjour… finit-elle par articuler.
L’autre ne répondit pas et tourna les talons.
Il avait enlevé son casque dans le couloir et entra dans la cuisine en se frottant les cheveux :
-Hé Philou, dis voir, c’est quoi la tantouse dans le salon, là ? C’est un de tes copains scout ou quoi ?
-Pardon ?
-Le pédé qu’est derrière mon canapé…

Philibert, qui était déjà passablement énervé par l’ampleur de son désastre culinaire, perdit un peu de son aristocratique nonchalance :
-LE pédé, comme tu dis, s’appelle Camille, rectifia-t-il d’une voix blanche, c’est mon amie et je te prie de te comporter en gentleman car j’ai l’intention de l’héberger ici quelque temps…
-Oh, ça va… T’énerve pas comme ça… C’est une fille tu dis ? On parle bien du même lascar ? Le petit maigrichon sans cheveux ?
-C’est une jeune fille en effet…
-T’es sûr ?
Philibert ferma les yeux. …]

[… Il se laissa tomber à ses pieds et s’adossa contre le radiateur.
-Ça va ?
-Mmmm.
-Qu’est-ce que tue fais ?
-…
-Tu fais la gueule ?
-…
Ils se tinrent par la barbichette pendant un bon quart d’heure puis il se frotta la tête, ferma les yeux, soupira, se décala, un peu pur se retrouver bien en face d’elle et lâcha d’une voix monocorde :

-Ecoute-moi, Paulette Lestafier, écoute-moi bien : « Tu vivais seule dans une maison que tu adorais et que j’adorais aussi. Le matin, tu te levais à l’aube, tu préparais ta Ricoré et tu la buvais en regardant la couleur des nuages pour savoir quel temps il allait faire. Ensuite, tu nourrissais ton petit monde, c’est ça ? Ton chat, les chats des voisins, tes rouges-gorges, tes mésanges et tous les piafs de la création. Tu prenais ton sécateur et tu faisais leur toilette et tes fleurs avant la tienne. Tu t’habillais, tu guettais le passage du facteur ou celui du boucher. Le gros Michel, cet escroc qui te coupait toujours de biftecks de 300 grammes quand tu lui en demandais 100 alors qu’il savait très bien que tu n’avais plus de dents… Oh ! Mais tu ne disais rien. Tu avais trop peur qu’il oublie de klaxonner le mardi suivant …][…  « C’est vrai, je ne t’appelais pas, mais je pensais à toi tu sais … Et, à chaque fois que je revenais te voir, je n’avais pas besoin des rapports de la sainte Yvonne qui me prenait à part en me tripotant le bras pour comprendre que tout ça fichait le camp… Je n’osais rien te dire, mais  je le voyais bien que t’étais plus aussi coquette, que tes cheveux avaient une couleur vraiment bizarre et q ta jupe était à l’envers. …][… et que tu te cognais partout… Oui, ne me regarde pas comme ça, mémé…] Je les ai toujours vus tes énormes bleus que t’essayais de cacher sous tes gilets…][…

Elle le regardait interloquée.
-Voilà c’est bon. J’ai dit tout ce que j’avais sur le cœur et maintenant, j’arrive plus à me relever parce que j’ai mal au c… aux fesses. Alors ? Qu’est-ce que t’es entrain de coudre, là ?

-C’est toi, Franck ? C’est bien toi ? C’est la première fois de ma vie que je t’endends causer aussi longtemps… Tu n’es pas malade au moins ? …]

Voilà, je m’arrête. Sinon, je vais vous recopier tout le livre ^^
Bon dimanche et bonne semaine à tous.
Je suis entrain de vous préparer un petit jeu, mais j’hésite encore ! Alors … Patience et à bientôt