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Fabrice HUMBERT: La fortune de Sila

Ben ça y est pfff, j’ai fini de lire ce roman. Je le dis tout de Go, je n’ai pas aimé et pourtant, je n’ai pas pu abandonner sa lecture !!!. ça fait partie des bizarerries qui m’habitent ^^.

J’ai trouvé ce livre d’un triste !!! Des parcours désabusés et en même temps très réalistes … et j’ai trouvé un manque complet de lumière, d’espoir ou de rêve.

Bien écrit et décrivant sans complaisance notre société actuelle, basée sur le fric, la mondialisation et le manque total de respect d’autrui et (plus grave) de soi. J’ai regretté de ne pas mieux connaître Sila, immigré africain,  qui a donné le titre du livre, mais qui n’a, à mon sens, que très peu d’existence et ne sert que de moteur à l’histoire des 4 autres.  Simon, surdoué en mathématique et autiste de la vie. Matthieu, ami de Simon, fils de bourge sans réelle ambition si ce n’est faire du fric. Lev petit prof russe qui devient suite (grâce ou à cause ?) à la chute du mur de Berlin un Oligarque russe. Mark américain caricatural fils à papa sans aucune valeur personnelle en quête d’une identité propre, de puissance et de reconnaissance.

On sort de cette lecture à la fois davantage au courant de ce qui se passe dans le monde des finances, et à la fois écœuré par cette société ou les fortunes se font et se défont sans aucun état d’âme.

L’auteur (j’ai pas trouvé grand chose, très discret le jeune homme) :

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Fabrice HUMERT, jeune auteur, professeur en région Parisien, a publié son 1er roman en 2001, il a connu le succès en 2009 avec  « l’Origine de la Violence » en 2009. La Fortune de Sila est son quatrième roman.

Quatrième de couverture :

Paris, juin 1995. Dans un grand restaurant, un serveur est violemment frappé par un client. Autour de lui, personne n’intervient. Ni le couple russe , ni la femme de l’homme en colère, ni les deux jeunes traders. Une simple anecdote ? Pas même un fait divers ? De la chute du mur de Berlin à la crise financière de 2008, dans un monde façonné par l’argent, les destins croisés des acteurs de cette scène inaugurale tissent peu à peu une toile. Et au centre de la toile, Sila, le serveur à terre, figure immobile autour de laquelle tout se meut.

Un extrait – Se situe vers la fin du roman au moment où Simon analyse sa propre chute –

Il avait entendu parler de la menace des crédits hypothécaires, dits subprimes, à la fin de 2007, sans bien en mesurer l’impact. Mais, lorsque Lehman Brothers, à la stupéfaction générale, s’était effondré, dans le fracas de ses titres immobiliers dévalorisés, il avait imaginé avec jubilation l’onde de choc parmi ses petits camarades et il avait su qu’ils tremblaient tous de peur, parce que les comptes de toutes les banques étaient criblés d’actifs toxiques. Mais il n’y avait rien eu : les petits contribuables avaient payé pour les milliardaires en danger et les pertes avaient été mutualisées. Le gouvernement américain avait racheté les actifs pourris. Dans un scandale encore plus incroyable que celui des oligarques russes, puisque par une ruse de l’argent personne n’avait eu le choix – c’était sauver les banques ou périr tous -, et alors même que la crise économique ruinait les petits épargnants, asséchait les entreprises, et que les chômeurs, par dizaines de millions, allongeaient leurs files, l’essentiel avait été préservé, au prix de quelques boucs émissaires et de licenciements de traders sans importance. Et au vu du taux de l’argent et de la disparition des banques rivales, on pouvait même s’attendre à de merveilleux bonus en fin d’année